Cinéma : Masculin féminin, Viva et Moi, Olga
Culture

Cinéma : Masculin féminin, Viva et Moi, Olga


Masculin fémininViva et Moi, Olga : notre sélection de films à retrouver en salles dès ce mercredi 6 juillet.

 

Masculin féminin parce que le classique de Godard revient en version restaurée cinquante ans plus tard. Les mœurs ont bien changé : on n’aurait plus idée d’interdire cette déambulation amoureuse aux mineurs d’aujourd’hui, ce qui fut le cas en 1966 à cause des thèmes de l’avortement, de la contraception et d’un discours sur la sexualité un peu plus libre… Il s’agit aussi du premier grand film dans lequel Jean-Luc Godard fait jouer Jean-Pierre Léaud, son acteur fétiche. Et il y a Chantal Goya, qui joue le rôle de sa vie.

 

Moi, Olga parce qu’il narre froidement les aventures d’une jeune lesbienne dans la Tchécoslovaquie communiste des années 1970. Le noir et blanc est superbe, l’actrice (Michalina Olszanska) aussi, l’ambiance totalement absurde bien que le personnage d’Olga ait existé : elle est la dernière femme à avoir subi la peine de mort en Tchécoslovaquie.

 

Viva parce que ce sont les chroniques de la vie d’un jeune apprenti drag queen à La Havane. En visitant Cuba, le réalisateur a été frappé par le fait qu’ « au beau milieu de nulle part, un drap tendu au fond d’un jardin et une simple lampe suffisaient à créer un théâtre et un monde de rêves. Le pouvoir de la transformation et de la création était guidé par le désir d’exprimer son identité d’une voix brute, imperturbable ». Le jeune homme apprend à s’affirmer face à son père dans un décor ultra-réaliste, puisque les scènes ont été tournées au cœur de la ville. Avec en prime de nombreux drag shows.

 

Masculin féminin de Jean-Luc Godard

Paul, jeune homme soucieux de s’intégrer, n’a d’yeux que pour Madeleine, parfait produit de la société de consommation. Alors qu’il fait visiter un immeuble en construction à deux de ses amies, il glisse sur un échafaudage et se tue. Est-ce un suicide ou un accident ? De l’incertitude devant la vie des « enfants de Marx et du Coca-Cola » et, selon Godard, « un film dit de « jeunes » sur des jeunes gens ».

 

Moi, Olga de Petr Kazda et Tomàs Weinreb

Olga est solitaire. Homosexuelle dans la Tchécoslovaquie des années 1970, elle quitte sa famille rigide et glaciale mais ne trouve pas sa place dans une société qui la rejette.  À 22 ans, elle décide de se venger.

 

Viva de Paddy Breathnach

A Cuba, un jeune homme qui coiffe les perruques d’artistes travestis, rêve de chanter dans leur cabaret. Mais son père, qui sort de prison, a d’autres rêves pour lui…

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