Fellation sans capote : quels sont les vrais risques ?
Sexo/Psycho

Fellation sans capote : quels sont les vrais risques ?


Sida, syphilis, gonorrhées (chaude-pisse), hépatite B ou herpès : la bouche est aussi un organe sexuel où peuvent passer les IST. On vous dit quand flipper et… pas.

Transmission du VIH ?

Sucer avec capote, presque personne le fait. OK. Autant donc « réduire les risques » pour éviter les souvenirs un peu trop douloureux.

Tailler des pipes présente globalement un risque très faible pour le VIH. Et se faire sucer encore moins. Si la salive n’est pas contaminante, une transmission du VIH en suçant une personne séropositive est malgré tout possible. Sauf si votre partenaire est séropositif et bien traité – il a dans ce cas sûrement une charge virale indétectable et il est donc intransmissble. En fait, ça dépend : le niveau de risque va varier en fonction de ta pratique de la fellation. En gros, si vous la prenez uniquement dans la bouche ou bien si vous l’enfoncez au fond de la gorge. Le risque s’accentue en présence de sperme ou de liquide pré-séminal dans la bouche, bien sûr. Et encore plus si vous l’avalez.

C’est surtout très dangereux si la personne que vous sucez est en période de primo-infection du VIH – lorsque le virus se réplique à toute vitesse et qu’il n’y  a pas nécessairement de symptômes  – et que vous avez de micros lésions dans la bouche (causé par des jeux sexuels trop intenses, des soins dentaires récents, une gingivite, des aphtes, une angine OU des IST comme la syphilis ou la blennorragie ).

En cas de prise de risque avérée dans les dernières 48h, filez aux urgences pour demander un traitement d’urgence : le TPE (traitement post-exposition).

S’il est sous Prep depuis assez longtemps pour que le traitement fasse effet (une semaine) et qu’il a bien suivi le schéma de prise, aucun risque pour le VIH. Mais ça n’empêche pas les autres IST de passer…

D’autres MST transmises par fellation

Le VIH n’est pas le seul danger, d’autres maladies sexuellement transmissibles peuvent également être transmises par fellation parmi lesquelles la syphilis, les gonorrhées (chaude-pisse), l’hépatite B ou l’herpès. Différentes épidémies localisées de syphilis en Europe (à Manchester, Dublin, Paris, Oslo, etc.) ont permis d’identifier le sexe oral comme un facteur de risque.

Dans la transmission de l’herpès et des chlamydiae, les rapports oraux semblent également représenter un facteur important de transmission.

Faire attention et se protéger

– Observez le pénis de votre partenaire avant de le sucer : boutons, plaies ouvertes, lésions, écoulement, etc. peuvent indiquer la présence d’une IST. Autant limiter les risques et n’accepter que les sexes vierges….

– Ne pratiquez pas la fellation si vous avez des blessures, aphtes, caries non soignées, boutons de fièvre, inflammations…. dans et autour de la bouche.

– Ne recevez pas de sperme ou de liquide séminal en bouche. Si malgré tout vous en recevez, mieux vaut recracher. En effet, des irritations, blessures de l’œsophage ou de l’estomac peuvent être en contact avec le sperme et constituer ainsi une porte d’entrée pour les virus.

– Le pénis ne se résume pas au gland. Ce dernier étant tapissé de muqueuse, c’est la zone la plus sensible et la plus à risque concernant la transmission du VIH. Vous pouvez dès lors, décider de vous amuser en léchant d’autres zones pubiennes tout aussi érogènes.

– Les préservatifs non lubrifiés et/ou parfumés sont davantage conseillés pour la fellation.

– Une bonne hygiène bucco-dentaire réduit les risques de transmission par voie orale, mais le brossage des dents avant une fellation a l’effet inverse. Des infections ou des maladies buccales faciliteront la contamination par le virus du sida.

– L’alcool peut irriter les gencives et créer ainsi des portes d’entrée pour les virus.

– La pratique du deepthroating, qui consiste à prendre le pénis en bouche jusqu’à ce qu’il touche le fond de la gorge avec des mouvements de va-et-vient, peut créer des irritations et une abrasion des muqueuses facilitant la transmission du VIH et des autres IST. Utiliser le préservatif lors de cette pratique peut réduire les risques d’infections, particulièrement la gonorrhée et les chlamydiae.

 

Pour toute question, appelez Sida Info Service : 0 800 840 800

  • Elden Knight

    En l’absence de lésions comme cela est dit, on m’a dit au Cidag qu’il valait mieux avaler le sperme tout de suite (car le VIH est détruit immédiatement par les acides gastriques) que de le garder en bouche à cause des muqueuses buccales qui sont certes très peu perméables au VIH, mais n’y sont pas totalement imperméables non plus… Avis ?

    • Golbi Calimoucho

      On tas raconté des bêtises… Ya pas d’acide dans le tube digestif avant l’estomac… Faut cracher 🙂

      • Elden Knight

        Je n’ai pas dit qu’il était détruit dans l’œsophage mais dans l’estomac. Je ne pense pas que la paroie de l’œsophage soit perméable au VIH…

        • Golbi Calimoucho

          La totalité du tube digestif est recouverte de muqueuse, l’oesophage compris… A partir du moment ou tu as du sperme en bouche le meilleur relflexe est de cracher. Pas glamour mais plus safe…

  • « il est donc intransmissble » euh, non, on ne dit pas de quelqu’un qu’il est intransmissible. on dit plutôt qu’il non contaminant 😀

  • Lucien Dédé

    bla bla bla.rien n est prouvé.juste encore une invention….lécher des tétons martirisés c est aussi une porte d entrée .etc etc.

    • Steven

      Si, ça l’est.

ads