Témoignage : Faire « couple ouvert » a sauvé notre relation
Sexo/Psycho

Témoignage : Faire « couple ouvert » a sauvé notre relation


Notre vaillant reporter est reparti en immersion chez les «impudiques», témoins de notre époque qui acceptent de se livrer sans fausse pudeur. Aujourd’hui, rencontre avec M., en couple avec L., qui a fini par trouver la solution à la jalousie dans son couple.

Même si nous sommes L, G, B ou T, nos idées sur le couple sont encore parfois un peu traditionnelles, calquées sur le modèle hétérosexuel dominant. Il y a celles et ceux à qui cela convient tout à fait, mais il y a celles et ceux qui trouvent des formules alternatives à leur réussite amoureuse. Et si « aller voir ailleurs » était, pour certains, le ciment du couple ? Quand j’ai entendu parler de l’histoire de M & L, je me suis interrogé sur la façon dont cela arrive. C’est toujours différent pour chaque couple, bien sûr. Ils nous racontent leur histoire apparemment paradoxale : de l’ouverture comme solution à la jalousie maladive…

Cela fait à peu près trois ans maintenant que nous sommes ensemble… L’année dernière, au bout d’un an et demi, ça n’allait pas très fort, je crois que nous n’étions pas loin de nous séparer. Mais on vivait déjà ensemble, c’était compliqué…  Depuis le début, j’essayais tant que bien que mal de me contrôler, mais je n’ai jamais réussi à être totalement « plein » d’une seule personne. Il l’a toujours senti. J’ai essayé de me contrôler mais j’ai toujours envie d’aller voir ailleurs. Pas forcément seul, j’aurais aimé l’emmener avec moi mais il ne l’acceptait pas. Il l’a accepté, une seule fois. On était vraiment fatigué et je l’ai convaincu d’aller se détendre avec moi dans un sauna « mixte », c’est-à-dire pas officiellement gay mais – je le savais d’expérience – qui draine tout un tas de personnes très libertines – gay, bi ou hétéro curieux. Je lui avais dit que ce n’était pas un lieu de sexe, mais vraiment un hammam comme on en trouve dans plein de pays. On adore l’eau et la chaleur tous les deux, alors on est allé se prélasser. Un mec nu a commencé à avoir une méga érection dans les vapeurs, il n’était pas loin de nous et on ne pouvait pas le rater quand on allait se rafraîchir à la douche. Il ne nous quittait jamais du regard, alors on a compris. Il ne se touchait pas, mais attendait qu’on réagisse. Moi je bandais dès l’arrivée dans l’établissement, et j’avais  bien compris que ça émoustillait mon mec. Dans le sauna, il a commencé à être gêné quand je le regardais, parce qu’il était très émoustillé par cette verge turgescente qui était aussi superbe que son propriétaire. Je suis allé à la douche, un deuxième mec se lavait et se tripotait un peu, il m’a même frôlé quand il a repris sa serviette, ça m’a échauffé encore plus : et quand je suis revenu, le mec s’était rapproché de mon mec et lui touchait le genou avec son genou. Pétrifié, il n’avait pas osé bouger. Mais il avait aussi très envie. Je lui ai souris, il m’a souris, me faisant comprendre qu’il n’attendait qu’un signal de ma part. Je me suis alors mis de l’autre côté du mec sur le banc, on l’entourait en sandwich. On s’est occupé tous les deux de lui jusqu’à le faire jouir.

Nous en avons parlé ensuite. Notre couple n’allait pas toujours très bien, à cause de problèmes de confiance, de doutes, de mes regards un peu trop appuyés parfois sur des garçons dans la rue, au restau, en boîte, des suspicions sur des moments où mon portable était déchargé… Bref, une pression folle sur « le moment où j’allais le tromper ». Comme ce premier plan à trois s’était plutôt bien passé, on a commencé à se le permettre. Une fois à la maison, une fois après une soirée. Ça nous a détendu sur ce qu’on pouvait faire ailleurs. Et de voir que ça ne nous séparait pas, mais au contraire, qu’on était plus complices, moins de stress, plus de moments agréables au quotidien… Comme on avait mis Hornet sur nos téléphones pour rencontrer des tiers, un jour, je lui ai demandé s’il voulait rencontrer des personnes sans moi ? Il m’a dit que ce n’était pas un objectif. Mais que, vu l’état de notre relation, si je voulais essayer ça ne le dérangeait pas. Qu’il voulait éradiquer totalement la jalousie dans notre couple, qu’il ne voulait plus que je lui appartienne corps et âme. Juste qu’on s’aime et qu’on soit honnête l’un avec l’autre.

C’est ce qui est arrivé.

Je ne suis plus frustré. Je ne rencontre pas dix personnes par mois, peut-être une ou deux. Je l’aime plus que jamais, c’est la personne avec laquelle je veux faire ma vie. Je vis ces plaisirs parallèles comme de bons moments avec des gens intéressants et sexy, mais avec qui je ne me verrais pas vivre une seule journée. Lui, c’est mon roc, ma terre, mon mari bientôt. Je m’en suis rendu compte grâce à nos escapades solitaires. On baise encore ensemble, c’est même plus fort, encore plus « plein d’amour » quand ça arrive. Les autres, ce sont des divertissements, comme on fait du sport ou comme on boirait un verre avec un pote. Mon sexe n’est pas mon cœur ni mon cerveau.

Peu de nos amis le savent, je ne sais pas s’ils comprendraient, officiellement. Parce que je sais bien qu’officieusement, nombreux sont ceux qui rêvent de cette situation…

 

A lire aussi, nos autres portraits « impudiques » :

  • Wolfgang Bogdanow

    Génial cette article Vraiment

  • Noah

    j’avoue que , lorsqu’il est loin, mes fesses ont du mal à rester insensibles aux remous d’une queue !!! Noah, 40 ans petit infirmier en couple depuis 11 ans avec Wil 61 ans

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