5 idées fausses sur les IST qu’on entend trop souvent
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5 idées fausses sur les IST qu’on entend trop souvent


Savez-vous déterminer les risques, les facteurs aggravants, et le vrai du faux de ce que l’on peut entendre autour de ces infections ?

Les IST sont des infections extrêmement contagieuses dues à des microbes, bactéries, virus ou champignons. Toutes les IST sont transmises lors de rapports sexuels non protégés, via les fluides corporels échangés entre les partenaires sexuels.

Parmi les 18-35 ans, seuls 49% savent que l’hépatite B, les papillomavirus (45%) ou encore les condylomes (13%, verrues génitales ou crêtes de coq) sont sexuellement transmissibles. Un jeune sur trois désigne aussi comme IST une maladie qui n’en est pas une (psoriasis, hépatite A…). 7 sur 10 ignorent ou interprètent mal les signes d’une IST (brûlure, écoulement, ulcération), et 3 sur 10 ignorent qu’elles peuvent se transmettre par voie anale.

« Les maladies sexuellement transmissibles ne s’attrapent pas par voie orale »

FAUX. Trop de personnes pensent que faire une fellation ne présente aucun danger. Lors d’un rapport buccal, la personne secrète des liquides, susceptibles de contenir des maladies qui peuvent contaminer son partenaire.

Voilà, pourquoi, en cas d’éjaculation, l’usage du préservatif est recommandé. Principalement à cause du VIH, mais aussi d’autres IST. Si vous n’en utilisez pas, il faut faire attention à plusieurs choses : ne pas avaler, ne pas s’être brossé les dents avant, ne pas faire de « gorge profonde », etc.

Lors d’un anulingus, on peut aussi attraper des IST.

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 « La syphilis n’existe plus »

FAUX. Cette IST est revenue en France en 1999. Près de 500 nouveaux cas sont déclarés chaque année sur le territoire français. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), le retour de la syphilis est dû à « la hausse des pratique à risques en particulier chez les homosexuels masculins ». La jeune génération boude l’usage du préservatif, qui est pourtant indispensable pour prévenir toutes les infections sexuellement transmissibles.

Aujourd’hui, il y a de 4.000 à 5.000 nouveaux cas par an. Malheureusement, en cas d’exposition à un risque d’IST, le test sérologique pour la syphilis est trop souvent oublié alors qu’une batterie d’autres tests sanguins sont prescrits. Demandez un check-up à votre médecin !

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« On a plus d’IST si on est sous PrEP »

FAUX. On a potentiellement plus d’IST si on a plus de relations sexuelles non protégées et rien ne dit qu’être sous PrEP induit plus de relations sexuelles. Les personnes qui demandent la PrEP contre le VIH à leurs médecins choisissent de prendre en main leur prévention, en complément ou non du préservatif, qu’ils aient une grosse activité sexuelle ou non.

À ce jour, la PrEP (Truvada) n’est efficace que contre le VIH, pas contre la transmission des autres IST. Ceux qui la suivent intègrent cependant un parcours global qui les amène à dépister et à soigner davantage et régulièrement toutes les IST (tous les deux ou trois mois). C’est le plus important pour éviter qu’ils contaminent d’autres personnes. C’est peut-être même le suivi PrEP (des rendez-vous de suivi tous les trois mois au moins) qui permettra de faire baisser le nombre d’IST chez les gays si celles-ci sont soignées plus régulièrement.

D’autres traitements de ce genre pour des infections sexuellement transmissibles sont par ailleurs en train d’être élaborés…

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 « Aujourd’hui, on peut guérir du SIDA »

FAUX. Les recherches sur le SIDA ont considérablement avancé mais on ne peut toujours pas en guérir. Les nouveaux traitements permettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé, mais ils ne parviennent pas à détruire les protéines du virus présentes dans votre corps.

Aujourd’hui, la majorité des IST peuvent se soigner, mais ce n’est pas une raison pour ne pas se protéger.

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 « Le préservatif préserve de toutes les IST »

FAUX. Le préservatif protège en cas de pénétration vaginale, anale ou de fellation, du VIH, des gonocoques (ou chaude pisse), de la chlamydiose, de la syphilis, de l’hépatite B…

…mais :

– La chlamydiose peut se transmettre par un contact des organes génitaux avec la main, ensuite portée aux yeux;

– Même chose pour l’herpès, qui peut aussi se transmettre par un simple baiser lorsqu’il est labial (le bouton de fièvre sur la bouche). L’usage d’un préservatif ne protège pas, en outre, des poussées d’herpès sur les fesses ou les testicules;

– Une fellation (sans l’usage d’un préservatif ou d’un carré de latex) peut transmettre herpès ou chlamydiose… dans les deux sens !

– La syphilis peut se transmettre par le baiser;

– Les condylomes peuvent se transmettre par un contact peau à peau, tout comme le chancre mou.

Un doute sur les symptômes ? L’application gratuite « MSTRisk » (disponible sur l’App store et Google play) aborde les IST de manière graphique par le biais des symptômes, à retrouver également sur le site « mstprevention.com » (modes de transmission et les traitements).

 

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« Make America Gay Again » : au sommaire du magazine TÊTU n°214

  • Alain Saumande

    je dirai que contrairement à ce qui est écrit: « (Un jeune sur trois désigne aussi comme IST une maladie qui n’en est pas une (psoriasis, hépatite A…). » l’hépatite A est aussi désormais classée comme une maladie transmissible par les contacts sexuels. Preuve en est l’épidémie européenne pour les hommes gays. A tel point qu’une alerte a été donnée par les ARS et que l’on encourage la vaccination (malgré la pénurie de vaccin) contre cette maladie. les centres de vaccination hospitaliers ou les CeGIDD assurent la vaccination et participent au dépistage des autres IST.

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