Culture

"Petite amie" : l'alchimie du premier amour adolescent


Dans son premier long métrage, qui sort en salle le 2 août, la réalisatrice Michal Vinik nous parle du premier amour et de deux filles à l’alchimie incroyable.

Naama Barash a 17 ans et, comme toutes ses copines, ne pense qu’à une chose : faire la fête, boire et draguer. Pas forcément facile tous les jours ni avec ses parents, très protecteurs, ni dans la petite ville où elle habite, où elle s’ennuie à mourir. Tout change lorsqu’une nouvelle élève arrive dans son lycée, Dana. Naama est fascinée par cette fille tatouée aux cheveux à moitié rasés, beaucoup plus expérimentée et mature, qui incarne une sorte d’idéal pour elle. Et surtout, Dana est lesbienne. Petit à petit, Naama va se laisser entraîner dans l’univers de Dana…

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Petite Amie est un film qui parle à tout le monde, parce qu’il évoque une étape par où nous sommes tous passés : le premier amour. Il faut dire que Michal Vinik avait l’inspiration à portée de main : « Mon adolescence était très proche de celle des filles du film. Je n’ai pas eu besoin de faire des recherches. »

Beaucoup d’éléments du film sont ainsi autobiographiques. « J’ai essayé de montrer tout ce que je sais du fait d’être une fille en Israël. C’est une société très militarisée, et les femmes sont mises à l’écart dès qu’une situation liée à la guerre ou aux attentats devient critique.  »

« Les lesbiennes sont des gens comme tout le monde »

À la base pourtant, l’idée n’était pas du tout de faire un film aussi autobiographique.

J’avais trois idées directrices au départ. D’abord, je voyais de très bons films sur l’adolescence dans le cinéma israélien mais aucun d’eux ne mettait en scène des personnages qui ressemblaient à des filles ou des femmes comme moi ou mes amies. Les filles sont toujours gentilles, bien élevées, et la partie fun, c’est à dire les mésaventures excitantes et dangereuses, arrivent toujours aux garçons. Alors j’ai eu envie de faire un film à propos de nous, les femmes telles que je les connais : fortes, vivantes, audacieuses. […] Je voulais aussi représenter une rebelle. Une fille qui ne suit pas bêtement les règles qu’on lui impose.

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Malgré toutes ses ressemblances avec sa propre vie, Petite Amie arrive à raconter une histoire à la fois universelle et très israélienne :

Je me suis dit que ce serait bien d’écrire une histoire simple sur des filles au lycée. C’est donc ce que j’ai fait. Enfin, je voulais raconter une histoire à l’échelle locale, sur une fille en Israël. C’est une évidence, mais les lesbiennes sont des êtres humains comme les autres, qui ont d’autres préoccupations que leur sexualité. […] C’est une histoire très intime que j’avais besoin de raconter.

Retrouvez Petite Amie en salle dès le mercredi 2 juillet. 

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