Queer Ghost Hunter : la docu-série qui aide les fantômes LGBT à aller mieux
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Queer Ghost Hunter : la docu-série qui aide les fantômes LGBT à aller mieux


Avez vous déjà imaginé être une personne LGBT, au temps où il était impossible de le dire, voire même punissable par la loi ? Que l’on y croit ou non, les esprits de ces personnes emmurées dans le silence, leurs secrets et parfois la honte, sont les héros d’une émission diffusée sur YouTube. Une équipe de « Ghostbusters » LGBT part à leur rencontre pour connaître leurs histoires, et parfois, les aider à régler des problèmes.

La docu-série, qui mélange allègrement la parodie des émissions de chasseurs de fantômes (style populaire aux États-Unis), se fait plus sérieuse quand il s’agit d’aborder l’histoire des personnes LGBT et leurs parcours parfois difficiles.

Maddux, un des producteurs, explique la démarche :

Nous avons découvert lors de nos recherches, que beaucoup de vies LGBT ont été perdues par le passé. On a trouvé de nombreuses traces de personnes qui ont été emprisonnées ou internées pour leurs comportements «déviants». Ce sont des histoires tristes à raconter, mais aussi des espoirs d’autrefois à faire revivre. Notre série permet aux gens d’explorer d’une manière inédite l’histoire LGBT : une enquête paranormale.

Dans la première saison, les “Queer Ghost Hunters”, une équipe qui regroupe des membres gays, trans, bi, lesbiennes et gender-fluid, a investi les ruines d’un couvent et littéralement tenté d’ouvrir les placards de cette maison abandonnée où il était facile de trouver l’esprit d’une femme qui aimait les femmes. La rencontre de l’une d’elle avec la chercheuse de fantôme elle aussi lesbienne est aussi drôle qu’émouvante. Cette dernière décidera même d’emmener l’esprit de la nonne chez elle pour poursuivre la discussion… La bonne sœur décédée aura enfin la possibilité de révéler, des dizaines d’années après sa mort, tous ses secrets.

Entre frissons et fous rires, on plonge avec émotion dans des histoires personnelles très émouvantes, souvent tragiques. Dans la seconde saison, les enquêteurs de l’au-delà investissent l’ »Ohio State Reformator »,  une prison connue pour avoir abrité de nombreuses personnes LGBT. Dans les années 1900, ils furent plus d’une cinquantaine à y être incarcérés pour avoir violé les «  lois anti-sodomie » en cours dans l’État (comme dans presque tous les États-Unis). Dans l’enceinte de la prison, ils découvriront d’ailleurs un cœur accompagné de deux prénoms masculins gravés dans le mur par des prisonniers. Ils feront également connaissance avec certains de ces jeunes hommes, morts sur places, dont certains s’identifiaient comme transgenre, mais qui n’avaient pas eu la possibilité de vivre leur réelle condition.

 

Queer Ghost Hunters à suivre sur YouTube, Facebook, ou Twitter.

 

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