Photos : Ces rugbymen montent au front, sans leur froc
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Photos : Ces rugbymen montent au front, sans leur froc


Les Gaillard·e·s, le premier club de rugby gay-friendly de France, dévoile un nouveau calendrier combatif, qui fait jouer les prolongations à l’espace naturiste du bois de Vincennes…

Les crampons aux pieds, le corps nu recouvert d’un mélange d’eau et de Ricoré, quelques bandes noires peintes à même la peau pour en souligner les courbes. Ils étaient beaux, ils étaient fiers, les membres des Gaillard·e·s, galvanisés et maquillés par l’équipe du photographe venu capturer leur nouveau calendrier. Un peu moins lorsqu’ils ont compris qu’ils devaient traverser tout le stade du Polygone de Vincennes dans ce même apparat pour aller poser dans les fougères.

On n’avait que le peignoir rose et la nuisette japonaise de Myriam [une membre du club, ndlr] pour se couvrir, regrette un peu Jonathan, le président du club. Surtout qu’il y avait quand même vraiment du monde ce jour-là ! Des riverain·e·s, des cyclistes et même d’autres joueurs de rugby qui s’affrontaient au milieu du terrain, qui ont du être bien surpris·e·s cette dernière semaine de septembre. Même pas peur ! Les Gaillard·e·s ont opté pour une thématique guerrière, parce que ça correspond bien à notre état d’esprit : la combativité c’est ce qu’on demande dans le rugby, note encore Jonathan.

Pour la première fois depuis que l’équipe pose à poil pour la bonne cause, c’est une de ses joueuses, Myriam, qui a dirigé le projet photo. Déjà converti à l’écriture inclusive, le club, fier d’avoir de plus en plus de femmes dans la mêlée, a mis en avant une joueuse de l’équipe dans le calendrier gay-friendly. “On voulait montrer qu’on est un club mixte”, qui réunit femmes et hommes mais aussi homos et hétéros, tous les âges et les niveaux sportifs, tant sur la pelouse pour valoriser le rugby dans sa diversité, que sous les basses des Tea Dance pour créer du lien.

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Désormais domicilié au centre LGBT de Paris, le club s’est d’ailleurs chargé d’une parole plus engagée en aidant un organisme rencontré dans les locaux de la rue Beaubourg : l’Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transexuelles à l’immigration et au séjour (ARDHIS). Les bénéfices des vingt premières ventes du calendrier 2018 des Gaillard·e·s seront ainsi reversés à l’ARDHIS. On aimerait aussi que l’association participe à la vente pour que ses membres, celles et ceux qui bénéficient de son soutien et notre équipe se rencontrent, prévoit Jonathan, à l’origine du partenariat qui lui tenait tout particulièrement à cœur. Et pourquoi pas aller plus loin, en organisant des entraînements ouverts aux personnes aidées par l’ARDHIS ?

Resoudé·e·s autour de joueur·se·s motivé·e·s et d’un staff plus important, les Gaillard·e·s ont plein de nouveaux projets en tête. Le reste des bénéfices des ventes du calendrier à poil(s) faciliteront la participation de l’équipe parisienne aux tournois de rugby LGBT-friendly et inclusif qui sont chaque année organisés en France et en Europe.

Coup d’envoi du calendrier 2018 le 2 décembre, à l’occasion d’une soirée au Quetzal (Paris 4e), puis à partir du 16 décembre (14h) au centre LGBT de Paris ! Également disponible à l’achat en ligne ici.

Making Of Calendrier 2018 – Les Gaillards Paris Rugby Club from gimly on Vimeo.

REVOIR UN EXTRAIT DU CALENDRIER 2017 :

Les rugbymen des Gaillards se déshabillent en équipe

Photographies : ©Pierre Caudevelle

  • Jean-luc Jean

    Bonjour,
    Cela devient de plus en plus déplaisant de lire vos articles avec votre écriture inclusive, surtout que même pour un nom propre, en l’occurrence le nom du club, vous le faire, et la ça devient du n’importe quoi; c’est la mise en péril de notre langue à des fins idéologiques.

    • Surtout que c’est pas cohérent avec l’utilisation du mot « rugbymen »

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