M6 : L’amour sera-t-il dans le pré pour son nouveau candidat gay ?
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M6 : L’amour sera-t-il dans le pré pour son nouveau candidat gay ?


L’Amour est dans le pré fait son grand retour sur M6 pour une treizième saison. Les premiers portraits des agriculteurs à la recherche d’un partenaire seront diffusés dès 21h lundi 15 janvier. Thomas, un candidat gay ostréiculture, devrait faire parler de lui…

[Mise à jour, jeudi 11 janvier 2018 : la production de L’Amour est dans le pré a révélé une photo de Thomas ! On vous laisse apprécier. Son portrait sera diffusé dans l’émission le lundi 22 janvier.
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Cette année, quatorze célibataires – éleveurs d’huîtres, producteurs de miel ou encore maraîchers – tenteront de trouver l’amour devant les caméras d’M6 avec l’aide de Karine Le Marchand. Parmi eux, deux femmes et douze hommes, âgés de 31 à 57 ans, dont un gay. Sur son compte Twitter en août 2017, Karine Le Marchand nous avait mis l’eau à la bouche en dévoilant un homme de dos sur son compte Twit­ter…

Ce que l’on sait de notre agriculteur mystère pour l’instant, c’est son prénom : Thomas. Cet ostréiculteur de 30 ans vit en Aquitaine. Télé 7 Jours le décrit comme « beau, intelligent, drôle, attachant« . Sauf que ces qualités ne semblent attirer que des hommes superficiels…

 

Des gays dans le pré

Ce n’est pas la première fois que l’émission présente un candidat homosexuel. En 2009, un candidat gay s’était – nous avait-on dit- désisté au dernier moment. La version belge avait braqué les projecteurs sur Lionel en 2011 (ci-dessous).

 

Un autre candidat gay pour l’édition 2012 serait mort quatre jours avant de tourner les portraits, selon l’animatrice de l’émission. Puis ce fut la saga rocambolesque de Guillaume en 2015 (ci-dessous), qui avait brutalement quitté le programme après l’étape des speed-datings. À l’époque, ce départ avait été expliqué par sa rencontre avec un certain Damien qui l’avait contacté en marge du tour­nage. Mais deux ans plus tard, il avait balancé dans Voici sur les conditions de tournage : « J’ai eu l’im­pres­sion d’avoir été un phéno­mène de foire ». Et aussi sur les coulisses de l’émission, qui l’auraient ulcéré : des prétendants auraient passé la nuit ensemble la veille de leur rencontre. Ce n’est plus Brokeback Moutain, ce sont Les 120 journées de Sodome ! Mais sa charge la plus violente était envers Karine Le Marchand :

Quand on est assis, que je me confie sur mon adoles­cence diffi­cile et sur le fait que j’ai pensé au suicide à cette époque, elle a cette petite larme à l’œil. Mais quand la produc­trice lui dit : “C’est bon, c’est dans la boîte”, elle se lève et rigole. Et moi, j’étais toujours assis, en train de pleu­rer.

Des propos qui contrastent avec les confidences de nombreux autres candidats qui ont vécu une belle aventure.

D’autres ont essayé d’utiliser l’émission pour rassurer leurs familles, selon l’animatrice : « Chaque année, on a des candi­dats gays qui viennent cher­cher un alibi pour montrer à leur famille qu’ils sont hété­ros. Donc ceux-là, on les écarte parce qu’il s’agit de sincé­rité dans les deux sens » expliquait-elle sur Europe 1 en 2015.

2018, plus loin

Comme le prévoit l’émission, les agriculteurs au casting viennent des quatre coins du territoire français. Et, pour la première fois dans L’Amour est dans le pré, l’un d’entre eux vient d’un département d’Outre-Mer : l’île de la Réunion ! L’animatrice avait posté des clichés drôles et décalés sur son Instagram, comme à son habitude.

L’amour à la campagne

À la campagne, les clichés en matière d’orientation sexuelle ont un peu plus de mal à évoluer qu’ailleurs. Selon un baromètre Cevipof-Ifop-ministère de l’Intérieur datant de 2006-2007, l’homosexualité est une pratique jugée « inacceptable » pour 47% des agriculteurs, contre seulement 21% pour les autres catégories socioprofessionnelles. « Les métiers de l’agriculture sont liés à une certaine idée de la masculinité et à une certaine conception de la famille, et l’homosexualité vient troubler ces représentations« , expliquait en 2015 à l’AFP le sociologue François Purseigle qui enseigne à l’Institut National Polytechnique de Toulouse (ENSAT). Cette question est liée notamment à une pierre angulaire des exploitations agricoles : la transmission patrimoniale. »Le projet des parents est de transmettre à leurs enfants. Et pour des parents, le monde peut s’écrouler si ce passage de relais est compromis« , témoignait Olivier Guitel, céréalier de 50 ans à Lommoye qui a attendu d’approcher la quarantaine pour assumer son homosexualité.

 

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