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Ian McKellen, Royal Marines : les 5 temps forts de la Marche des fiertés à Londres


Près d’un million de personnes ont participé à la Marche des fiertés londonienne, samedi 7 juillet, et parmi elles, 30 000 ont pris part au défilé. Entre la présence historique des Royal Marines et le cortège de tête mené par des lesbiennes anti-trans, la Pride n’aura pas été de tout repos. Retour sur les cinq temps forts de l’événement.

En ce samedi 7 juillet ensoleillé, 30 000 personnes de 472 organisations différentes ont pris part au défilé de la Pride londonienne. Elles ont parcouru 2,4 kilomètres, soit la distance qui sépare Portland Place de Whitehall dans le centre de Londres. Et en deux kilomètres et demi, il s’en est passé des choses. On a pu voir une Hermione Granger en train de s’adonner au voguing, des Royal Marines dans le cortège pour une première historique, mais aussi des activistes lesbiennes opposées aux personnes trans’. Entre polémiques et moments émouvants, Têtu vous a sélectionné les cinq temps forts d’une marche britannique étonnante en tous points.

1. Le top départ de Sadiq Khan

Sadiq Khan, maire de Londres, s’est rendu en personne au défilé pour donner le top départ de la Pride, conjointement avec la ministre des Droits des femmes et de l’égalité, Penny Mordaunt.

Sur son compte Twitter le maire, très engagé, a rappelé le soutien de la capitale londonienne envers les personnes LGBT+. « Ici à Londres, vous êtes libres d’être qui vous êtes et d’aimer qui vous voulez. Vous n’êtes pas seulement tolérés mais vous êtes respectés et vous êtes célébrés », s’est-il félicité dans un vidéo postée sur son compte.

2. Des activistes lesbiennes anti-trans’

Mais au moment du top départ, un groupe d’une dizaine d’activistes lesbiennes s’est introduit dans le défilé, banderoles et pancartes à la main, pour prendre la tête du cortège et bloquer la marche, pendant trois quart d’heure. Leur principale revendication ? Propager un message anti-trans’. Parmi les slogans affichés : « Les activistes trans’ effacent les lesbiennes », ou encore : « Lesbienne = femme homosexuelle ». 

 

 

Certaines ont été interrogées par un journaliste de Pink News pour donner des explications sur les bannières et les messages transphobes : « Un homme ne peut être une lesbienne, une personne avec un pénis ne peut être une lesbienne », aurait alors crié l’une d’entre elles. Ces activistes font partie du mouvement « TERFS » (l’acronyme de « Trans exclusionary radical feminist »), des femmes lesbiennes excluant les personnes trans’. Un mouvement transphobe largement minoritaire, mais de plus en plus visible au Royaume-Uni.

Dans un communiqué adressé au site d’informations LGBT+ britannique, le maire de Londres a fermement condamné cette intrusion en tête de cortège : « La transphobie n’est jamais acceptable. (…) Les actions d’un petit groupe ne doivent pas masquer le message des 30 000 personnes qui ont défilé aujourd’hui ». De nombreux internautes se sont, eux aussi, élevés contre ces activistes, notamment sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, la journaliste et activiste trans’ Laura Kate Dale s’est notamment indignée de la diffusion de messages transphobes : « Je ne resterai pas calme alors que l’on me dit que je ne suis pas la bienvenue en tant que lesbienne trans’ ». 

 

 

Le collectif organisateur de la marche londonienne, Pride in London, s’est excusé dans un communiqué publié ce lundi 9 juillet.

« Nous rejetons le message porté par ce groupe. Elles ne partagent pas nos valeurs d’inclusion, de respect et de soutien pour les plus marginalisé.e.s d’entre nous. (…) Nous sommes fièr.e.s des personnes trans’ volontaires, fièr.e.s des associations de personnes trans’ qui ont défilé samedi et fièr.e.s des personnes trans’ qui ont pris part à nos campagnes. » 

3. La présence exceptionnelle des Royal Marines

Des commandos d’élite de la Marine royale dans la marche, on a cru rêver. Ces forces militaires, plus communément appelées « Royal Marines » et « Royal Navy »étaient bien présentes dans le cortège. Une première historique. Ils ont rejoint leurs collègues de l’armée de terre et de l’air, qui fêtaient leurs 10 années de participation à la marche.

 

 

La participation de militaires en uniforme au défilé de la Pride est bel et bien une particularité britannique, impossible à importer en France. Les militaires en service ne sont pas autorisés à adhérer à des groupements professionnels syndicaux et le port de l’uniforme est strictement encadré par le code des armées. Dommage.

4. Ian McKellen, au rendez-vous une fois de plus

On aura vu, une fois de plus, Ian McKellen défiler à la Marche des fiertés. L’acteur britannique, connu dans le monde entier pour son rôle de Gandalf dans Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit, tenait un drapeau arc-en-ciel à la main, le sourire aux lèvres. La star de 79 ans, connue pour son activisme en faveur des LGBT+, a posé pour une photo qui nous a fait du bien.

 

5. Une Hermione incroyable qui vogue 

C’est sans aucun doute, LE meilleur moment de cette Pride londonienne, offert par la danseuse britannique Kelsey Ellison. Déguisée en Hermione Granger, personnage de la célébrissime saga Harry Potter, elle s’est adonnée au voguing en pleine rue. Une Hermione incroyable, filmée dans une vidéo de sept secondes qu’on a regardée encore et encore, ce qui explique peut-être aussi pourquoi la vidéo a été vue plus de cinq millions de fois.

 

Crédit photo : Creative Commons.

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