Agression homophobe à Gand : l'un des deux suspects fait l'objet d'un mandat d'arrêt
Société

Agression homophobe à Gand : l'un des deux suspects fait l'objet d'un mandat d'arrêt


Deux hommes ont été victimes d’une violente agression homophobe, lundi 6 août 2018, dans une rue de Gand, en Belgique. Le parquet de Flandre a ouvert une enquête et deux suspects ont été interpellés. Un homme a été placé sous mandat d’arrêt, mercredi 8 août.

Deux hommes en couple et résidant à Gand, en Belgique, ont été violemment attaqués à la barre de fer par deux inconnus, lundi 6 août dernier. Les victimes, un homme américain de 59 ans et un homme italien de 46 ans, ont été sérieusement blessées et traumatisées. L’un d’entre eux a les vertèbres cassées et a dû être hospitalisé. Le ministère public a ouvert une enquête dans la foulée et deux suspects, un homme bulgare de 23 ans et une femme croate de 21 ans, ont été interpellés puis interrogés, a indiqué, mardi 7 août, le parquet de Flandre orientale.

Le couple d’agresseurs, voisin des deux victimes, a comparu devant le juge d’instruction mercredi 8 août. L’homme risque une peine de deux ans de prison pour coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail et la femme a été libérée sous conditions. Si le caractère homophobe des faits est reconnu, la peine maximale encourue sera doublée.

« J’ai peur qu’ils nous tuent »

Les deux hommes, choqués, indiquent avoir été intimidés, insultés et menacés par cette voisine pendant des années.

« Nous avons peur d’aller sur notre terrasse parce que cette dame peut venir nous jeter quelque chose. Elle n’arrêtera pas, je pense. J’ai peur qu’ils nous tuent un jour », a déclaré Mauro Padovani, l’une des deux victimes, au média belge SudInfo.

Le couple se sent « abandonné » par les autorités locales, qui n’ont rien fait, selon eux, pour les protéger : « Je m’attends à un message fort de la part des politiciens et des juges. Ce n’est quand même pas possible qu’une chose pareille se déroule dans une belle ville comme Gand, non ? J’aime cette ville, mais maintenant je ne me sens plus en sécurité », ont-il dénoncé.

La commune de Gand a, quant à elle, fermement condamné l’agression : « La police prend cette affaire très au sérieux », a déclaré la maire Martine De Regge, avant d’ajouter : « Cela démontre qu’il faut continuer à œuvrer pour l’acceptation de la communauté LGBT ».

Crédit photo : compte Facebook Mauro Padovani. 

ads