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5 choses à savoir sur l'addiction au sexe

Certes, c'est délicieux. Mais comme le sucre, la cocaïne ou le jeu, le sexe peut devenir addictif. Laurent Biscarrat, psycho-sexologue, dessine le profil des accros à la braguette ouverte.

1 Ce n'est pas si courant

« La véritable addiction existe, bien sûr, mais elle paraît rare. Je vois souvent en consultation des gens qui croient être addict et ne le sont pas. » Laurent reçoit pas mal de gays, précisons-le.

2 C'est compulsif

Comme le boulimique qui ne peut se retenir de manger, le sex-addict souffre d'une envie qu'il ne peut pas discipliner. C'est cette absence de maîtrise qui fait la différence entre un chaud lapin et un addict. L'addict ne se contrôle plus, et ne s'en rend pas forcément compte. « Et ça grignote toute sa vie, il se masturbe au travail et cela affecte sa vie professionnelle, ou annule un dîner avec des amis chers, c'est toute sa vie sociale qui en pâtit. »

3 Ce n'est pas si cool

A la différence de l'orgasme qui laisse ravi, détendu, souriant, la dose de sexe laisse souvent l'addict insatisfait. Chez les non-addicts, la jouissance, partagée avec un partenaire désiré et respecté, réduit le stress. Chez les addicts, c'est l'inverse : la partie de jambes en l'air n'épanouit pas, ils sont mal dans leur peau. C'est parfois l'entourage qui pointe le problème, comme souvent dans l'addiction.

4 L'estime de soi

Quand c'est compulsif, on oublie parfois les règles de prévention, et on accepte par exemple un plan sodo sans capote. « Mais la banalisation des prises de risque n'a pas forcément de lien avec la compulsion » tempère Laurent. Cette progression des infections sexuellement transmissibles (notamment la syphilis) n'est pas forcément connue des gays, addicts ou pas. Mais les addicts ont souvent un point commun : l'angoisse, consciente ou non, est souvent présente, ils cherchent à la « combler ».

5 Pas de portrait-type

« On peut être en couple et addict, et avoir du mal à vivre des moments d'intimité avec son amoureux, ou avoir des difficultés d'érection avec lui » explique Laurent. Il est conseillé de se faire aider si vous êtes dans ce cas. « Mais être multi-partenaires ou poly-amoureux ne fait pas de vous un sex-addict » rassure le psy. Ouf.

DL


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