Envie de faire du sport ? Pensez aux clubs LGBT-friendly

Les Gaillards Paris Rugby Cup club de rugby gay-friendly

Ce dimanche, la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne organise son Forum de rentrée pour permettre à tous de trouver un club friendly. Explications avec Sylvain Coopman, président de la FSGL.

Les associations sportives LGBT, c'est tout sauf faire du sport entre soi. Le fondement même de ces associations c'est de permettre aux personnes LGBT de pratiquer le sport dans un cadre bienveillant, sans propos homophobes et sans discrimination. Quels que soient son orientation sexuelle, son genre ou sa condition physique.

L'offre de Sylvain Coopman à de quoi séduire. Car qui n'a jamais craint de s'inscrire dans une équipe de peur de devoir affronter des remarques, ou simplement assister à des blagues mauvais goût ?

Permettre à tous de faire du sport dans les meilleurs conditions

Depuis trente ans que la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL) existe, son équipe n'a eu de cesse d’œuvrer pour favoriser la pratique du sport pour tous. Pour les lesbiennes, les gays, les bis et les trans, mais aussi pour les femmes, et les seniors LGBT dont l'association fait cette année sa priorité. Lors de son 8ème Forum qui se tient dimanche à Paris, un atelier sera même ouvert au public en présence d'associatifs et de gays retraités afin de trouver des solutions pour une meilleure intégration des seniors LGBT dans le sport.
Depuis plus d'un an, les associations sportives LGBT travaillent également de concert avec les associations représentant les personnes trans dans l'élaboration d'une Charte trans que la FSGL signera le 13 octobre, car "on se rend bien compte que dans beaucoup d'associations, on n'a jamais eu de demande". L'idée est donc d'envoyer un message fort, de décloisonner la pratique sportive, et d'indiquer aux personnes trans qu'elles n'ont pas à hésiter à s'inscrire. Dans la même veine, la FSGL abordera la question des tenues sportives en piscine pour les personnes trans avec la mairie de Paris et les régions.

"Les associations sportives LGBT ont le vent en poupe"

Mais alors, concrètement, comment ça se passe dans une association sportive LGBT ?

Il y a trois populations. Ceux qui sont là pour la compèt', ceux qui sont là pour s'amuser mais qui savent se dépenser à fond, et ceux qui se sont davantage inscrits pour rencontrer du monde et pour s'amuser. Et toutes ces personne-là cohabitent.

Sylvain Coopman s'occupe lui d'une association de badminton à Paris et il constate que les associations sportives LGBT ont actuellement "le vent en poupe", que ça soit auprès des personnes LGBT mais aussi hétéros qui sont de plus en plus nombreuses à s'inscrire dans ces clubs bienveillants et ouverts. Du côté des associations, la FSGL compte cette année un nouveau venu dans ses rangs : le club de rugby parisien Les Coqs Festifs, dont le nom donne le ton au programme de dimanche.

Du squash à Toulouse, du vélo à Bordeaux, de la danse à Brindas

Dimanche, les associations se retrouvent pour le huitième forum de la FSGL. Quelques séances d'essai, mais surtout un espace bar, un babyfoot, et bien sûr les stands de plus d'une vingtaine associations sportives, qui n'attendent qu'à faire connaître leur équipe au public et recruter de nouveau adhérents pour la rentrée.
Le Centre LGBT, l'association Acceptess'T, Be'cause, mais aussi des associations spécialisées dans la sexualité et la santé comme Prends-moi ou Le Kiosque seront également de la partie, de même que le stand de Paris 2018, permettant à chacun de s'inscrire pour les Gay Games. Bien que l'essentiel des associations présentes soient franciliennes, la FSGL a aussi voulu faire un clin d'oeil aux régions. Du coup, les délégués régionaux de Normandie et de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur seront également présents.
Car si les associations sportives LGBT couvrent à peu près toutes les disciplines à Paris, des arts-martiaux aux sports d'équipe, la FSGL offre aussi l'opportunité de faire du squash avec les Petites Frappes de Toulouse, du cyclisme dans l'une des cinq antennes régionales des Dérailleurs, de la danse de salon à Brindas dans le Rhône, au sein de l'association Unydanse.

Intervenir auprès des plus jeunes pour changer les mentalités

Depuis peu, la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne déploie aussi ses actions de sensibilisation du vestiaire vers les écoles. Contactée en juin dernier par la mairie d'Epinay-sur-Seine, elle s'est adressée à des jeunes gens âgés de 15 à 25 ans pour "parler de discrimination en général, comme le racisme ou le sexisme car ça parle à tous, puis on aborde l'homophobie dans le sport et dans la société. Car le sport n'est qu'un miroir de ce que la société produit. Et une fois que l'on commence à vous dire que vous êtes victimes de discriminations, vous savez à quel point c'est injuste, et donc vous êtes moins à même de le reproduire." Une expérience que compte bien réitérer la FSGL.
 
8ème Forum des associations de la FSGL
18 septembre à l’Espace des Blancs Manteaux à Paris (3e)
 
Programme :
13h00 : Ouverture au public
16h00 : Discours officiels
17h30 : Démonstration Rainbow Evidanse
18h00 : Bal Rainbow Evidanse
19h00 : Clôture
 
Retrouvez ici toutes les informations sur le Forum.
 
Pour en savoir plus :
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Crédit photo couverture Artgoun


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