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"Homophobie intégrée" : pourquoi les gays parfois sont homophobes ?


On a toujours une bonne raison pour discriminer ses semblables. En général, on rejette l’autre parce qu’il est censé renvoyer une mauvaise image de « la communauté ». Les ardents militants LGBT défilant dans les Marches des fiertés mettraient en danger ceux qui se définissent comme « hors milieu » : trop radicaux, trop visibles, trop libres… Si l’on ajoute à ceux-là la foule de ceux qui refoulent leur homosexualité (chacun fait son chemin comme il peut) ou qui essaient même de la guérir… Pourquoi autant d’homophobie chez certains homos ?

L’homophobie intégrée est d’abord flagrante envers les « folles », qui déclenchent de vrais mouvements de haine chez certains qui se disent discrets. Ils ont peur d’être assimilés à la féminité que la société associe à l’homosexuel, à la passivité qu’elle associe aux folles (toujours méprisées dans les sociétés misogynes), et par glissement, d’être comparés aux travestis, aux drag-queens, ou aux personnes trans : trois types de personnes différentes mais que l’homophobe amalgame facilement. Certains aimeraient donner une « bonne image » de l’homosexualité, autrement dit une image hétéro, sage, muette, invisible. Ils luttent pour l’acceptation par l’assimilation, et non par la revendication des différences de chacun. En oubliant bien vite que sans les folles, les activistes et les trans d’hier, les gays « hors milieu » d’aujourd’hui ne pourraient certainement pas se marier ni vivre librement en tant que « gay ».

Pour Joseph Agostini, de l’association PSYGAI :

Hétéro, bi, homo, nous sommes tous constitués des discours de l’autre, et d’abord du cercle familial. Ils agissent comme des prescriptions médicales. Au départ, on est tous des fillettes, des fils à maman. L’homme se construit ensuite en défense du féminin, bâtit sa virilité pour le regard du père, à travers des rituels.

C’est donc contre le féminin que se construit la « masculinité », à laquelle les gays n’échappent pas. Certains réussissent à déconstruire les schémas un peu trop simples, mais d’autres bloquent, par eux-mêmes ou par la force de la pression extérieure, dans cette acceptation de leur dualité. Et de la défense à la haine, il n’y a parfois qu’un pas. Pour l’esprit homophobe, le féminin et l’homosexuel sont une seule et même idée. L’hétéro à l’aise dans sa sexualité et son identité ne sera jamais violent.

Heureusement, depuis de nombreuses années, l’homosexualité est reconnue par la loi et par la société comme une sexualité qui n’a plus à être reléguée dans la honte. Pas de surprise donc : on assume plus tôt aujourd’hui, et on vit bien mieux la fluidité de nos identités. Même si rien n’est encore gagné, chaque génération apporte sa pierre à l’édifice. Dans le Dictionnaire de l’homophobie (2003), Sébastien Chauvin détaillait : « La vision homophobe réduit l’identité homosexuelle à une orientation purement “sexuelle” et fait du sexuel, pensé en termes de “tendances” et de pulsions plus ou moins associées à l’animalité, l’origine de toutes les actions et de toutes les pensées des gais et des lesbiennes. Leur être tout entier se retrouve identifié à une “pulsion perverse” ».

 

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En octobre 2016, Gary Keery, le médiatique patron du Cereal Killer Cafe de Londres, écrivait un article pour Gay Times Magazine dans lequel il racontait pourquoi il est gay… et homophobe, malgré son « petit ami merveilleux dont [il est] amoureux » et avec lequel il vit. Le jeune homme explique que l’homophobie qu’il a subie durant son adolescence pourrait avoir « laissé des traces à long terme ». Ainsi, il ne supporte pas de voir deux hommes s’embrasser dans la rue ou à l’écran et explique préférer une « accolade macho » en public avec son copain :

Je n’ai jamais nié ma sexualité, mais j’ai toujours un problème avec des garçons en action avec d’autres garçons à l’écran […] Bien que je sois sorti du placard il y a plus de 18 ans, je sens toujours que je n’ai pas 100% accepté ma sexualité – probablement parce que d’autres ne l’ont pas acceptée […] Je ne peux toujours pas imaginer embrasser mon petit ami en public ou regarder des gens se faire des câlins en s’embrassant…

Quand je suis sorti du placard, j’ai connu la scène hard, et on m’a mis dans un stéréotype auquel je ne correspondais pas. Je portais des petits débardeurs, surjouais mon côté gay, et j’ai fait la drag queen. Avec le recul, je sais maintenant que toutes ces choses ne sont pas vraiment moi. Quelques années plus tard, quand je suis devenu plus sûr de moi-même, je me suis rendu compte que je n’étais pas une folle, ou la reine du muscle, que je n’aimais pas danser sur la même musique que beaucoup d’autres personnes.

Je me suis rendu compte que je n’étais pas fidèle à moi-même. Je me sentais mal à l’aise avec l’aspect « marché aux bestiaux » dans les clubs gay…

Quelle conséquence pour les homosexuels ?

L’homosexuel qui a intégré l’homophobie cherchera parfois à être humilié dans les jeux sexuels pour purger une angoisse : « Comme je n’arrive pas à être cet homme qu’on attends de moi, je vais parfois chercher à être considéré comme un objet. Certains vont chercher à se nier dans la sexualité. Certains vont sortir du cadre du consentement, d’autres jouent à la roulette russe en essayant de contracter le VIH, consciemment ou non… », diagnostique Joseph Agostini. D’autres s’interdisent d’être aimés, développent des désordres alimentaires – une étude anglaise a prouvé que les gays y étaient plus sujets que les hétéros – ou une dépréciation globale d’eux-mêmes : le taux de suicide chez les gays est quatre fois plus élevé que chez les hétéros. C’est cette homophobie intégrée qui empêche certaines personnes ayant uniquement des relations sexuelles avec des hommes de se définir comme homosexuels ou même bisexuels.

Les schémas homophobes intégrés ne sont pas définitifs, on pourra travailler sur son narcissisme de façon positive : le sport permet d’être fier de son corps, de restaurer une belle image de soi. En opposition, « le narcissisme de mort » est égoïste, ne supporte pas l’autre parce qu’il le ramène à ce que l’on est vraiment.

Au-delà de l’aspect caricatural dépeint par Gary Keery, il est surtout question de trouver sa place dans sa communauté, qui peut évoluer avec le temps et les rencontres. En dehors de ces lieux de sociabilité, on peut subir le « stress de la minorité ». Les individus de groupes minoritaires éprouvent des préjudices qui provoquent du stress comme l’hypertension artérielle ou l’anxiété qui, s’ils s’accumulent au fil du temps, peuvent mettre en danger la santé mentale et physique. Pour Joseph Agostini :

L’homophobie intériorisée se guérit quand la personne vit son rapport à l’homosexualité par elle-même et non pas en étant assujettie au regard de sa famille et de son entourage. Et cela passe souvent par un travail sur soi-même.

 

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  • Lucien Dédé

    oui bof.des homos refoulés tout ca…

  • michel

    et oui l’homophobie est partout et surtout dans le milieu gays malheureusement.
    que ce soit dans le style vestimentaire , social, pratique sexuel et bien d’autre chose, si tu rentre pas dans une des cases et bien tu est out , on te fait sentir next . je vie hors du milieu gays , car il correspond pas vraiment comment j’ai envie de vivre mon homosexualité, et bien oui c est le dessert sexuellement, mais je préfère cela qu’a coller a une image ou a un style bears ect….
    quant a la solidarité c est un fantasme, car chacun pour sont bide et sont sexe , il y a énormément de nombriliste . quand au folle , que j’appel les bécasses mdr et bien elle donne pas une très bel image de ce que est la vie homosexuelle .
    ils ont le droit d’exister heureusement , mais ce serait bien qu’il savent se confondre dans la masse social. je sais de quoi je parle puisque j’ai a coté de chez moi dans le même immeuble un nid de bécasse et elle font pas dans la dentelle , enfin bref tout est de bien doser et pas en faire des tonnes et surtout ce faire remarquer , alors je sais que je vais me faire des amis , je m’en fou je suis là pour m’exprimer simplement et naturellement bye bye

  • Sébastien Courrié

    il y a aussi les homosexuelles qui sont Homophobe avec les personnes toucher par le vih donc se que j’appelle des homo-sérophobie, alors que nous avons tous le même combat c’est d’être reconnu tell comme on est et surtout faire valoir nos droits. Je le sais de quoi je parle, je suis moi même Séropositif, et je subis cela très souvent dans les sites ou endroit de rencontre des insultes et des rejets de la par de certains homosexuelles qui se croient tout permis. Alors que je demande de vivre une vie comme tout le monde, et avoir droit avoir l’amour. Déjà que pour nous c’est très difficile de cette situation par le rejet de la famille et amis, mais si en plus notre propre milieu gay nous rejette, on n’a l’impression que nous n’avons plus notre propre place en tant qu’homosexuelle et dans les associations LGBT. Du coup beaucoup de personnes comme moi se considèrent comme hors milieux gay, on le sentiment d’être les oubliés des LGBT. Alors que j’en suis plus que sur que si nous tous qui sommes Efféminées, Séropos, Séronégs, Bi, Trans, Drap, Lesb, Gays, Bear, etc…. Si on se rassemble tous ensemble, sans avoir des arrières pensées et sans faire de discrimination entre nous tous, en ayant un combat tous égaux on arriverait à quelque choses de sympas, et l’Etat verront que laisserons rien passé et que nous vraiment tous soutenu, on aura des résultats plus positifs et nos droits seront mieux valu. Se qui n’est vraiment pas le cas se qui est vraiment dommage. Moi j’en fais mon combat et ma lutte, même si je prends énormément des claques, mais je sais que je n’y arriverai pas seul et j’aimerai vraiment être aider par les LGBT puis les journalistes, pour dénoncer ces discriminations qui sont vraiment injustes

  • C MARTIN

    Je suis gay et même si je vais trop loin face à la LGBT parce que j’ai été viré de partout, tous mes liens sociaux j’affirme toujours de manière différente a LMPT que le mariage pour tous n’est pas constitutionnel !!

    Depuis 2013 on affirme une différence entre les homos et les hétérosexuels pour faire et élever des enfants.

    On nie depuis 2013 la différence entre un homme et une femme pour faire et élever des enfants.

    On se sert de l’adoption pleiniere pour fabriquer des gosses avec zéro maman ou zéro papa. Et c’est bien cela qui pose problème ce n’est pas deux mamans ou deux papas mais zéro maman ou zéro papa !!

    La seule motivation de la LGBT c est bouffer du curé (la LGBT c’est le GODF) mais moi les cirés je n’en ai rien à foutre !!

    Depuis 2013 il y a une inégalité des droits en réalité et ces gens-là sont des ordures.

    Le 3 octobre je passe au tribunal en appel parce que on se sert de mon handicap mental pour annihiler ma capacité intellectuelle mais je maintiens que le flag policier gay ce sont des ordures et quand je vous la LGBT je comprends les chambres à gaz et les fours crématoires juste il faudrait les intégrer dans le paysage urbain pour en faure un chauffage collectif.

    Christophe Martin : je suis un homme donc sexe masculin et pas un LGBT pour faire et élever des enfants

    Moi on peut me frapper a lagy Pride 2014 pour un écriteau un enfant a aussi des droits et on peut faire la vidéo Christophe le vrai film sur Google on ne fait rien pour enlever ma colère ; que la LGBT crève même dans un attentat

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