George Michael immortel ! La preuve avec
Culture

George Michael immortel ! La preuve avec "Freedom", son docu posthume où il dit tout


George Michael est mort il y a un an, le jour de Noël 2016. Il produisait un documentaire autoportrait intitulé Freedom… Arte le diffuse pour la première fois ce soir.

Tout commence par Kate Moss. Face caméra, la mannequin et amie du chanteur raconte l’histoire de ce film réalisé par George Michael et terminé après sa mort. « This is Georgie’s film Freedom, and it’s his final work » (« Ceci est le film de George, Freedom, et c’est son dernier travail »). La supermodèle n’est pas la seule star à raconter ses anecdotes avec l’auteur-compositeur britannique qui fit son coming out tard, mais de manière mémorable. Naomi Campbell, Mary J. Blige, Cindy Crawford, Jean-Paul Gaultier, Liam Gallagher, Stevie Wonder, Elton John… Toutes et tous rendent hommage à celui qui se plaisait à se considérer comme la dernière superstar.

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Rejoindre Madonna, Jackson, Prince

Des débuts phénoménaux du groupe pour ado Wham!, dont George Michael insiste sur l’autodérision, à sa carrière internationale, le documentaire balaye trente ans de carrière en expliquant les ressorts du succès. George Michael raconte qu’en commençant sa carrière solo au milieu des années 80, il savait que la recherche d’un succès toujours plus retentissant ne le conduirait pas vers le bonheur; mais son « ego ne pouvait pas s’empêcher de vouloir le hisser au rang de Madonna, Jackson et Prince ».

Le succès ne se fait pas attendre avec le retentissement de l’album Faith, au point que le jeune George, déboussolé, ne quitte plus ses lunettes de soleil. Son jean moulant et sa veste en cuir feront fantasmer plusieurs générations. Sa notoriété aux USA dépasse les espérances et du haut de ses 24 ans, il éprouve d’immenses difficultés à accueillir les critiques et l’amour du public.

Un grand amour foudroyant

George Michael publie en 1990 le disque Listen without prejudice et coupe les ponts avec l’image de jeune popstar en brûlant sa veste de motard dans le clip de « Freedom », où il s’efface au profit des cinq plus grandes mannequins de la planète. Refusant désormais toute promotion par peur de devenir fou, George Michael accepte néanmoins de donner un concert géant à Rio… Et c’est là qu’il rencontre le grand amour. Un garçon au premier rang d’un stade de 160 000 spectateurs.

Anselmo Feleppa et George Michael entretiennent une relation qui rend le chanteur fou de joie, lui qui rencontre l’amour pour la première fois à 27 ans. Puis Feleppa apprend qu’il est séropositif, au moment même où Freddie Mercury meurt du sida. George Michael participe à l’hommage rendu au chanteur de Queen dans une performance mythique, tout en s’adressant à Anselmo assis dans le public… Anselmo meurt en 1993 : « Il a été mon sauveur. Je n’arrive toujours pas à comprendre à quel point cette rencontre, à ce stade de ma vie, m’a changé. C’était une compagnon merveilleux et une personne formidable ». George Michael n’écrira plus pendant deux ans. L’album qui suivit, Older, et en particulier la chanson « Like Jesus to a child », est consacré à son amour disparu.

 

Diffusion ce vendredi 22 décembre à 22h20, disponible en replay sur Arte jusqu’au 29 décembre

George Michael : Freedom 
Réalisé par George Michael et David Austin
Production : Sony Music Entertainment UK, Channel 4, ARTE France (2017 – 91 min)

  • Marc Rodet

    Assez déçu par ce documentaire qui apprend trop peu malgré un temps long et en outre, ne dit pas tout, loin s’en faut.

    Environ 3/4 de ce long documentaire d’une heure vingt ne nous apprend strictement rien, ou n’est pas du tout pertinent et intéressant.

    Il ne nous apprend rien car il montre trop souvent des choses parfaitement connues, comme ses clips, ses chansons, des faits célèbres, des extraits d’anciens documentaires ou interviews etc. Les personnes qui regardent ce documentaire aiment par définition le chanteur, sinon elles ne le regarderaient pas, et connaissent donc nécessairement ses chansons et une grande partie des évènements et dates clés.

    Des extraits de précédents documentaires sont repris. Le film « George Michael, mon histoire », que j’avais vu au cinéma en 2006 et dont certaines séquences sont reprises dans ce documentaire, était infiniment plus informatif et distrayant.

    Le générique de début est interminable : près de 4 minutes de perdu !

    Le documentaire est trop souvent non pertinent et inutile car une énorme partie du temps est dévolue aux commentaires personnels et totalement subjectifs de personnalités ou professionnels. Mais que telle ou telle personne trouve très bien l’intro de telle chanson ne m’intéresse pas du tout, et ne rend pas son commentaire plus vrai ou utile sous prétexte que la personne est connue !

    D’autres défaillances existent.

    Certains commentaires ne sont pas liés aux images, ni à ce qui précède ou suit. Il est difficile d’en saisir la pertinence.

    Certaines éléments intéressants ne sont pas du tout développés. Par exemple, il est affirmé qu’un clip à révolutionné l’industrie, mais sans dire en quoi ou le démontrer. Cela reste très souvent très superficiel.

    Des scènes semblent totalement gratuites et n’exister que pour allonger la durée. Par exemple, une scène montre une répétition avant une séance live sur MTV, mais sans aucune explication : quel est l’intérêt ?

    La mise en scène est au globale plate et banale. Certaines séquences -trop rares- sont plus réussies, avec des mouvements de caméra et des cadrages qui sont originaux et captivants. De parfaites transitions entre deux séquences très différentes sont montrées, mais de trop rares fois.

    L’alternance entre doublage et VO sous titrée (uniquement quand George s’exprime) est pénible et difficile à comprendre, et empêche de tout saisir.

    Quant à l’objectivité et au fait d’affirmer que ce docu nous di tout, cela est tout sauf vrai. Par exemple, le coming out de George Michael est présenté comme étant à sa seule initiative, notamment par un clip, et de façon 100% positive. Le documentaire omet sciemment la réalité qui est tout autre. Le « coming out » résulte de l’arrestation du chanteur à Los Angeles pour conduite obscène dans des WC publics, arrestation qui a fait la une de tous les médias…

    Au final, 1/4 au mieux nous apprend quelque chose.

  • Juan Raphael

    Encore du culte de la personnalité mais ça ne sert à rien!

  • Marc Rodet

    Environ 3/4 de ce long documentaire d’une heure vingt n’apprend pas grand chose, en i) montrant des éléments parfaitement connus, comme ses clips, chansons, des faits célèbres, ou ii) n’est pas pertinent ou intéressant, parlant des avis personnels et subjectifs de personnalités ou professionnels. Mais que telle ou telle personne trouve très bien l’intro de telle chanson ne m’intéresse pas.

    Certaines éléments intéressants ne sont pas développés. Cela reste souvent superficiel. Par exemple, il est affirmé qu’un clip a révolutionné l’industrie, mais sans le démontrer.

    La réalité du coming out de l’artiste est déformée.

    Au final, 1/4 au mieux nous apprend quelque chose. Le film « George Michael, mon histoire », que j’avais vu au cinéma en 2006 et dont certaines séquences sont reprises dans ce documentaire, était infiniment plus informatif et distrayant.

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