OMS annonce qu’elle va retirer la transidentité de sa liste des troubles mentaux

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient d’annoncer son intention de retirer la transidentité de sa classification des troubles mentaux. Une mesure très attendue par les associations de personnes transgenres.

C’était une mesure attendue, souhaitable et surtout souhaitée. L’OMS vient enfin d’annoncer qu’elle allait sortir l’identité transgenre de sa liste des maladies mentales. À l’occasion d’une nouvelle version de sa Classification Internationale des Maladies (CIM-11), l’institution qui jusqu’alors classait la transidentité parmi les « troubles mentaux et du comportement » s’est enfin décidée à revoir sa copie. Un vraie victoire pour les associations de personnes transgenres.
Dans un communiqué publié sur sur son site, l’OMS explique que  » la non-cohérence de genre » (comprendre: l’incohérence entre le sexe assigné à la naissance et le genre ressenti et vécu par la personne) figurera désormais au chapitre consacré à la santé sexuelle. Cette nouvelle classification évitera que les systèmes de santé cessent de prendre en charge les frais liés l’accès aux soins, aux éventuels traitements hormonaux ou à la chirurgie. On ne peut donc pas encore parler d’une totale « dépathologisation » de la transidentité mais c’est un pas dans la bonne direction.

Une forme de violence

Au détour d’une phrase aux accents de mea-culpa, l’OMS reconnait que l’actuelle classification a pu représenter une forme de violence envers les personnes transgenres :

 « La preuve a été fait qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale et, effectivement, classifié ainsi cela peut causer une stigmatisation énorme à l’égard des personnes transgenres. Leur situation nécessite tout de même des soins médicaux qui pourront être mieux pris en charge si cette situation est codée sous la CIM (classification internationale des maladies). »

Reste une dernière étape: pour être effective, cette mesure devra être soumise à un vote de l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2019, avant d’être mise en vigueur en janvier 2022, le temps pour « les pays de planifier leur utilisation de cette nouvelle version », indique l’OMS.


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