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Une personne LGBT sur deux a déjà été victime de violences LGBTphobes

Selon un nouveau sondage IFOP, commandé par la DILCRAH et l'observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès, 53% des personnes LGBT ont déjà été victimes d'insultes, de moqueries, ou d'agressions physiques à caractère homophobe. En conséquence, près de la moitié n'ose pas embrasser son partenaire en public.

Plus d'une personne LGBT sur deux a déjà été victime d'insultes, de moqueries ou d'agressions physiques à caractère homophobes ou transphobes au cours de sa vie. Ce sont les tristes résultats d'un sondage réalisé par l'Ifop et dévoilé ce matin par Franceinfo, réalisé auprès de 994 personnes, dont 397 homosexuel.le.s, 582 bisexuel.le.s et 15 transgenres. 

Des résultats effrayants

Au total, 53% des lesbiennes, gay, bi ou trans ont fait l'objet d'agressions à caractère homophobe au cours de leur vie. Chez les homosexuel.le.s assumé.e.s seul, ce chiffre grimpe à 65%. "Je ne m'attendais pas à ce que cela soit aussi élevé", a réagi sur Franceinfo Denis Quinqueton, codirecteur de l'observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès, qui a commandé le sondage, en association avec la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). 

Selon ce sondage, 33% des personnes LGBT ont été la cible de "moqueries désobligeantes ou propos vexants", 28% ont subi "insultes ou injures", 21% ont été victimes de "vols, dégradations ou destructions de biens personnels", 20% ont déjà du faire face à des "menaces d'agression", 18% à des "menaces de révéler leur orientation ou leur identité sexuelle" et 17% à des "actes de violences physiques". Pour 16% des victimes, l'agression s'est déroulée au cours des douze derniers mois. Sans surprise, les femmes lesbiennes ou bisexuelles sont les plus touchées par les agressions à caractère sexuel.

Des violences homophobes urbaines

"Monter à la capitale" ne protége pas davantage les personnes LGBT. C'est dans l'agglomération parisienne que se produisent le plus ces violences, à la différence des milieux ruraux, moins concernés par ces agressions.  44% des sondés vivant dans une commune rurale ont déjà été victimes d'agressions, contre 58% pour une ville de moins de 20 000 habitants, et 59% pour l'agglomération parisienne.

Ces faits se produisent le plus souvent dans les établissements scolaires, puis dans les transports ou même dans la rue, viennent ensuite le lieu de travail, au sein de la famille ou sur les réseaux sociaux, précise l'étude. 

Des discriminations qui perdurent

Parce que la violence n'est pas toujours physique, ou verbale. Elle s'exprime le plus souvent par une homophobie plus insidieuse. Aussi, 33% des personnes interrogées indiquent avoir déjà été discriminées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre par leurs collègues ou supérieurs hiérarchiques, leurs enseignants, les forces de l'ordre, les membres d'un club de sport, des professionnels du logement ou des propriétaires, des tenants de café ou de bar, des professionnels de santé...
En conséquence, six personnes LGBT sur dix déclarent "adapter" leur comportement d'une manière ou d'une autre, pour éviter d'être victimes d'homophobie : 43% évitent d'embrasser leur partenaire en public et 41% de lui tenir la main. 5 ans après le mariage pour tous.  S'il vous fallait une raison de défiler samedi à la marche des fiertés, désormais vous en avez une...
 


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