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Paris : le groupe UDI-MoDem veut faire adopter des mesures contre les violences LGBTphobes

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de la ville de Paris est à l'initiative d'un vœu relatif à la lutte contre les violences LGBTphobes, présenté ce jeudi 8 novembre 2018.

Un vœu qui fait consensus. Le groupe rassemblant les 14 conseillers UDI-MoDem de la ville de Paris présente, ce jeudi 8 novembre 2018, un vœu relatif à la lutte contre les violences LGBTphobes. Bonne nouvelle, il est soutenu par l'ensemble des groupes politiques du Conseil de Paris. Plusieurs demandes concernant des mesures concrètes pour enrayer l'augmentation des agressions LGBTphobes dans la capitale sont attendues.

Sept agressions en un mois et demi

Pour Catherine Michaud, la conseillère municipale UDI-MoDem du IIe arrondissement de la ville de Paris, contactée par TÊTU, il était « normal » de déposer un tel vœu. « La situation l'impose malheureusement », lâche-t-elle. Dans le texte, qui sera présenté au prochain Conseil de Paris, le groupe rappelle les sept agressions ayant eu lieu dans la capitale entre le 18 septembre et le 1er novembre 2018.

Les conseillers disent attendre des réponses « concrètes et exemplaires en matière d’atteintes à la sécurité notamment, pour des motifs relevant d’une discrimination », de la part de la préfecture de police de Paris mais aussi de l'ensemble des services judiciaires. « Les récentes agressions posent la question de notre liberté à tou.te.s dans l’espace public », abondent-ils.

Ils en appellent à tous les membres du Conseil. « Il s'agit d'initier un travail de groupe sur ce sujet et il est normal que le vœu ait été proposé et élargi aux autres groupes. Il ne s'agit pas d'une démarche politicienne, mais bien d'un travail en commun entre les groupes et les associations », précise Catherine Michaud.

Mesures concrètes

Parmi les mesures concrètes exigées, les élus souhaitent d'abord l'élaboration d'une nouvelle campagne de communication sur les agressions LGBTphobes, qui rappelle les peines encourues. Autre point important : la pérennisation des rencontres entre les différents acteurs (directions de la ville, préfecture de police, associations, etc.). Une réunion entre ces acteurs s'était déjà tenue le 24 octobre dernier, suite à l'agression de Guillaume Mélanie, président d'Urgence Homophobie. « C'est un travail qui doit absolument se faire de concert avec les associations », précise l'élue centriste, également présidente de l'association Gaylib.

À LIRE AUSSI : Le président d’Urgence Homophobie agressé à Paris : la mairie veut réunir les associations de lutte contre les LGBTphobies

Les membres du groupe UDI-MoDem demandent également le renforcement des mesures de prévention à l'école et dans les services de police. Enfin, les conseillers militent pour une meilleure visibilité des dates clés et des événements relatifs à la lutte contre les discriminations au sein de la capitale.

Oui, mais qu'adviendra-t-il une fois le vœu accepté ? « La deuxième étape commencera, il s'agira d'effectuer un travail de suivi et de mise en oeuvre des mesures. Que ce soit les conseillers municipaux ou les associations, nous sommes toutes et tous d'accord là dessus, il y en a assez des effets d'annonce », martèle Catherine Michaud. Et de poursuivre : « Un calendrier de la mise en place des différentes mesures doit être établit d'ici début 2019, au grand maximum ». Reste donc à savoir si ces demandes seront effectivement mises en application.

Crédit photo : Dprezat / Flickr.


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