Des triathlètes condamnent l’interdiction du drapeau LGBT+ dans les compétitions

Le drapeau LGBT+ a été banni des compétitions de triathlon, et les athlètes risquent l’exclusion s’ils ne respectent pas cette décision. Une mesure qui semble excessive.

Le drapeau arc-en-ciel serait-il une forme de propagande ? Interdit par l’Union internationale du triathlon, le symbole LGBT+ semble ne pas respecter une nouvelle mesure prise récemment par l’organisation sportive. « Les athlètes ne montreront aucun signe ostentatoire de propagande politique, religieuse, ethnique, ou lié à l’orientation sexuelle », mentionnent de nouvelles règles.

Cette décision est fortement contestée par les athlètes LGBT+. L’Union internationale du triathlon se justifie en disant qu’il en va de même pour de nombreuses compétitions et événements sportifs. Pourtant, la seule organisation à appliquer la même politique est celle des Jeux Olympiques, et elle ne comprend pas l’orientation sexuelle dans ses interdictions.  De nombreux drapeaux arc-en-ciel ont d’ailleurs flotté au-dessus de PyeongChang, en 2018.

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Une mesure sans fondement

Cette mesure, inédite donc dans le milieu du sport, ne semble pas avoir de justification pertinente. Et comme elle ne concerne que l’orientation sexuelle et non l’identité de genre, les drapeaux trans’ ou non-binaire ne devraient pas « poser problème ». Une logique d’exclusion/ inclusion qui semble assez faible.

Le triathlète Jack Bristow a condamné cette nouvelle politique auprès d’Outsports : « Ce changement est un pas en arrière […] Je suis fier d’être un athlète gay et je veux être un exemple visible pour les autres personnes LGBT+ […] Avoir ma fierté comparée à de l’extrémisme politique et me dire de retourner dans le placard est insultant ». Le sportif promet de ne pas respecter cette décision, et de faire flotter le drapeau, dont il est si fier, aux championnats européens en mai.

Crédit photo : Instagram @jackwjb94.

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