facebook

Trump félicite Karen Pence pour son travail dans une école anti-LGBT

Le président américain Donald Trump a félicité la femme du vice-président, Karen Pence, jeudi 7 février, pour son travail de professeur d'art plastique dans une école ouvertement anti-LGBT.

Les dérapages et prises de positions ouvertement anti-LGBT du président des États-Unis, Donald Trump, seraient-ils sans fin ? Il semblerait. À l'occasion du "National prayer breakfast", organisé chaque année par des membres du congrès et une association chrétienne, il a récidivé. À la tribune, Donald Trump a chaleureusement félicité Karen Pence, la femme de Mike Pence, le vice-président américain, pour son travail de professeur d'art plastique dans l'école anti-LGBT Immanuel Christian School, située dans le nord de la Virginie.

"C'est une femme extraordinaire, une partisane des familles de militaires, qui vient de recommencer à donner des cours d'art dans une école chrétienne. Merci. Merci Karen", a-t-il lancé en applaudissant.

Ce qui n'a pas manqué de faire réagir les internautes sur Twitter : "Trump démarre son discours pour le National Prayer Breakfast en applaudissant Karen Pence qui enseignent dans "une école chrétienne". Vous savez celle avec une politique anti-LGBT."

À LIRE AUSSI : « Vous êtes la pire représentation du christianisme » : Lady Gaga s’attaque à Mike Pence et à Donald Trump

Cibler les étudiants LGBT+

Karen Pence, peintre et illustratrice qui enseigne l'art depuis plusieurs années, avait intégré l'école chrétienne plus tôt cette année pour y enseigner les arts plastiques deux jours par semaine. Elle avait quitté l'école et a choisi de la réintégrer à la mi-janvier. Ce qui lui a vallu d'être, à juste titre, vivement critiquée par les défenseurs des droits LGBT+.

Car cette école a adopté une politique ouvertement anti-LGBT. L'institution a en effet le droit de refuser l'admission d'étudiants, s'ils soutiennent ou participent à « une activité immorale, homosexuelle ou bisexuelle ». Un traitement qui s'applique également aux employés. Et la faute morale est définie en tant qu' "activité sexuelle homosexuelle ou lesbienne, polygame, ou le fait de se présenter comme personne transgenre".

L'organisation de veille médiatique concernant les LGBT+, ou Alliance gaie et lesbienne contre la diffamation (GLAAD), a déploré une telle prise de position sur son compte Twitter : "C'est perturbant que la seconde dame et Donald Trump approuvent une institution qui cible activement les étudiants LGBTQ." 

Crédit photo : Creative Commons. 


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail