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57 % des LGBT+ britanniques craignent que leur vie soit pire après le coronavirus

Le gouvernement britannique a mis en place, mardi, des mesures de confinement contre le coronavirus. Une étude montre que les habitants LGBT+ s'inquiètent davantage que le reste de la population.

À l'heure actuelle, le Covid-19 (dit maladie à coronavirus) a fait plus de 20.000 morts dans le monde., dont 465 au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique n'a mis que tardivement en place des mesures de confinement, qui sont appliquées depuis mardi 24 mars. Dans ce contexte, Queer Voices Heard, un institut de recherche et de marketing, a voulu en savoir plus sur l'état d'esprit des Britanniques LGBT+ à l'heure du coronavirus.

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Résultat : 57 % des sondés pensent que leur vie sera pire qu'aujourd'hui d'ici six mois, à cause du coronavirus, dont 32 % craignent qu'il ait un effet sur leur santé physique, en raison de "conditions médicales existantes", rapporte la revue britannique Gay Times. Max Willson, le chercheur qui a conduit l'étude, explique qu'il y a "une véritable peur au sein de la communauté LGBTQ+, qui est partagée plus largement que dans le reste de la population, que le Covid-19 représente une menace réelle pour notre santé physique et mentale, notre relation aux autres et notre mode de vie".

16 % continuent les plans cul

"Parce que les problèmes de santé mentale et l'isolement social affectent déjà notre communauté de manière disproportionnée par rapport à la population générale, il est essentiel d'écouter les voix de notre communauté et des plus vulnérables - physiquement, mentalement et socialement - pour pouvoir garder à l'esprit leur intérêt pendant cette urgence sanitaire sans précédent", poursuit le chercheur.

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Autre enseignement inquiétant de l'étude, 24 % de la communauté LGBT+ du Royaume-Uni continueraient d'assister à des fêtes chez les autres ou à des rencontres amicales, 28 % continueraient à "dater" et 16 % à voir d'autres personnes pour avoir des relations sexuelles. Et ce, malgré les mesures de confinement annoncées par les autorités. "Nous voyons déjà de nombreuses Marches des fiertés être annulées, rappelle Max Willson. Il n'y a plus de fêtes. Pour beaucoup, dans notre communauté, il y a peu d'occasions d'exprimer librement qui ils sont et d'établir des contacts avec les autres."

 

Crédit photo : Pixabay


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