Ce médicament serait plus efficace que la PrEP pour prévenir le VIH

Les résultats d’un vaste essai clinique ont montré que le cabotégravir, injecté toutes les huit semaines, aurait une efficacité plus forte que la PrEP dans la prévention du VIH.

Ce pourrait bien être une grande avancée dans la lutte contre le VIH. Lundi 18 mai, d’après l’AFP, les Instituts américains de santé (NIH) ont annoncé que l’injection toutes les huit semaines d’un médicament nommé cabotégravir permetterait de prévenir la contamination au VIH de manière encore plus efficace que la PrEP (prophylaxie pré-exposition), traitement de plus en plus répandu et commercialisé en France depuis 2016.

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Actuellement, la PrEP est le seul médicament préventif homologué, commercialisé sous les marques Truvada et Descovy aux États-Unis – toutes les deux fabriquées par le laboratoire Gilead. Les personnes n’ayant pas le VIH doivent la prendre tous les jours, avec un risque d’infection lors de rapports non protégés réduit de 99 % d’après les Centres de prévention des maladies américains (CDC). Mais la nécessité de prise quotidienne est considérée comme un obstacle possible, d’où les recherches sur une méthode moins contraignante.

Efficacité supérieure à la PrEP

Les NIH ont communiqué les résultats préliminaires d’un grand essai clinique lancé il y a plus de trois ans dans sept pays dont les États-Unis, le Brésil, la Thaïlande et l’Afrique du Sud, sur les groupes les plus à risque de l’épidémie de VIH. Lors de l’essai, une partie des participants a été traitée à la PrEP, une autre au cabotégravir. Chez ces derniers a été constatée une efficacité de l’injection supérieure de 69 % à celle du Truvada, déjà considéré comme l’un des piliers des politiques de prévention, notamment aux États-Unis où au moins 200.000 personnes à risque le prennent, selon Gilead.

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« Nous sommes très satisfaits des résultats, non seulement en raison de la forte efficacité du cabotégravir, mais aussi car nous avons démontré la haute efficacité dans une étude qui représente de façon adéquate les populations les plus démesurément frappées par le VIH : les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) noirs aux États-Unis, les jeunes HSH partout dans le monde, les femmes transgenres”, a déclaré Kimberly Smith, directrice de la recherche et du développement chez ViiV Healthcare (groupe GSK).

 

Crédit photo : Myfuture.com/Flickr


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