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À la rencontre des tritons, ces hommes qui se prennent pour des sirènes

La pratique du mermaiding devient de plus en plus populaire en France. On a rencontré ces "tritons" afin de mieux appréhender cette discipline aquatique. Et spoiler : c'est beaucoup plus difficile qu'on ne croit...

Ils ont une nageoire, souvent parsemée d'écailles scintillantes plus vraies que nature. Immergés de la tête à la queue, ils se déplacent sous la surface de l'eau avec aisance, dans un étrange ballet aquatique. Eux, ce sont les tritons - oui, comme le musculeux papa d'Ariel dans La petite sirène - les adeptes masculins du mermaiding.

D'un point de vue linguistique, la notion de mermaiding équivaut à "faire la sirène". Mais pour les principaux concernés, ce n'est pas qu'une question d'émulation. "C'est l'art de se costumer avec une nageoire de sirène en essayant d'être le plus réaliste possible, nous explique Ludo, 32 ans, triton depuis maintenant cinq ans. C'est aussi une discipline qui rassemble plusieurs autres disciplines comme l'apnée, la plongée et la natation synchronisée".

Au carrefour du sport et de l'art

Pour la faire courte, deux dimensions s'entrelacent avec le mermaiding. D'un côté, l'aspect sportif : il faut apprendre à nager avec une mono-palme et énormément travailler sur sa respiration et son endurance. De l'autre, le côté artistique, car les tritons mobilisent beaucoup d'efforts pour rendre leur panoplie la plus crédible possible, et l'exhibent ensuite dans des salons, des compétitions ou au cours de séances photo....


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