Plus d’un millier d’auteurs et éditeurs s’engagent à soutenir la communauté trans dans une tribune historique

De Stephen King à Roxane Gay en passant par Margaret Atwood, ces figures de la littérature anglophone se mobilisent contre la transphobie et espèrent faire changer les choses. Enfin !

Plus que jamais, la question de la transidentité est au cœur du débat au sein du domaine littéraire. Alors qu'une certaine romancière à succès collectionne les dérives transphobes, plusieurs acteurs et actrices du milieu prennent position. Dans une lettre ouverte, écrivain·e·s et éditeurs·trices s'engagent en faveur des droits pour les personnes trans et militent surtout pour une meilleure considération des problématiques trans au sein même de leur secteur professionnel.

"En tant que membres de la communauté d'écriture et d'édition des États-Unis et du Canada, nous exprimons fermement notre soutien aux personnes trans et non-binaires ainsi qu'à leurs droits, détaille la tribune en question. [...] Nous croyons au pouvoir des mots. Nous voulons aider à orienter la courbe de l'histoire vers la justice et l'équité. Pour y parvenir, nous disons que les personnes non-binaires sont non-binaires, que les femmes trans sont des femmes, que les hommes trans sont des hommes et que les droits des personnes trans sont les droits humains".

Un éveil nécessaire

Jusqu'ici, la lettre ouverte fait état de plus d'un millier de signataires, parmi lesquels plusieurs grands noms de la littérature anglo-saxonne. Pêle-mêle, on retrouve notamment Stephen King, Margaret Atwood, Neil Gaiman, John Green ou encore Angie Thomas. Cette tribune fait écho à une autre similaire, diffusée la semaine précédente au Royaume-Uni. Il est évident que son existence se justifie de par les propos discriminatoires incessants tenus par J. K. Rowling.

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Signataire de la lettre ouverte, l'écrivaine féministe et ouvertement queer Roxane Gay explique que l'autrice de la saga Harry Potter mérite ce retour de flamme. "Elle a été vilipendée à raison, soutient-elle dans une interview pour The Irish Times. Elle se dépeint comme une victime mais elle ne l'est pas. C'est une milliardaire qui a décidé de s'en prendre à un des groupes les plus marginalisés au monde. Et elle a fait ça en transformant ses peurs en une sorte de prise de position sur le genre. C'est absurde. Et c'est choquant qu'elle ne se fasse pas plus épinglée à ce sujet par d'autres auteurs".

Crédit photos : Shane Leonard / Jean Malek / Reggie Cunningham


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