Culture

On a parlé représentation, homoparentalité et de « Dix pour cent » avec Camille Cottin

Crédit image: France 2

L’ultime saison de Dix pour cent s’apprête à débouler sur France 2. L’actrice, qui campe le seul rôle de lesbienne en personnage principal de tout le PAF, revient sur la trajectoire d’une des meilleures séries hexagonales.

Le paysage télévisuel français n’aurait pas été le même sans Andréa Martel. Ou, plutôt, sans sa fabuleuse interprète Camille Cottin. Depuis l’automne 2015, l’actrice campe cette agente de stars pleine de répondant dans Dix pour cent. Acclamée chez nous comme à l’étranger, la série s’apprête à tirer sa révérence. Cette quatrième et dernière salve d’épisodes est riche aussi bien en guests qu’en rebondissements. Et Camille Cottin y brille comme jamais. TÊTU l’a rencontrée.

Après environ 5 ans, l’aventure Dix pour cent touche à sa fin. Quels souvenirs allez-vous garder de cette série et du succès qu’elle a rencontré ?

Camille Cottin : Le succès international n’est pas très palpable. On le sait mais ça reste encore abstrait malgré tout. C’est très cliché ce que je vais vous dire, mais il y a quand même l’idée d’une page qui se tourne. Il y a une émotion à l’idée de quitter cette série. Elle avait une configuration qui faisait qu’on tournait trois mois et demi, donc on avait le temps de faire des choses à côté et entre-temps. Des bébés, des films [rires]. La vie ne tournait pas qu’autour de Dix pour cent mais Dix pour cent a néanmoins traversé nos vies. C’est la fin d’un cycle.

Cette quatrième et dernière saison est assez éprouvante pour Andréa, aussi bien sur le plan sentimental que professionnel. Qu’avez-vous pensé de sa trajectoire cette saison ?

J’ai trouvé ça intéressant car c’est aussi la fin d’un cycle pour elle. Sa vie privée, familiale, amoureuse, professionnelle… tout est complètement sur un fil, donc ça fait beaucoup à gérer pour une petite femme, aussi forte soit-elle. Mais ses échecs sont précurseurs d’une autre forme de réussite. Andréa, c’est un phénix pour moi. Il y a presque un écho un peu étrange qui se fait d’une envie de changement, d’une envie de ralentir, d’une envie de faire les choses différemment, de revenir à l’essentiel. Il s’agit de repenser les choses à une échelle plus humaine. Et finalement, il y a quelque chose dans son parcours qui semble un peu résonner avec ça.

Beaucoup de guests encore une fois cette saison avec Jean Reno, Sandrine Kiberlain, José Garcia… Après quatre saisons, y a-t-il un de ces invités qui vous a vraiment marquée, pour une raison ou pour une autre ?

J’ai adoré tourner avec Sigourney [Weaver, ndlr]. Mais tous, en fait. C’est ça qui est merveilleux et qui était assez poétique avec Dix pour cent. Elle permettait de mélanger des familles du cinéma, de tourner à la fois avec Sigourney et avec Mimi Mathy. Les guests ne tournent jamais très longtemps, c’est trois-quatre jours en général. On a l’impression de les recevoir à notre table et de partager un moment avec eux. C’était toujours comme un cadeau.

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