Discrétion, solitude et rêves d’ailleurs : avec ces homos qui vivent loin des grandes villes

Pas facile de faire des rencontres LGBT dans les petites villes et les milieux ruraux. Entre les villages où tout le monde se connaît et les applications qui proposent des profils à 10, 15 ou 30 kilomètres, Victor, Antoine et Claude nous racontent leurs tentatives pour trouver l’âme soeur, ou même simplement des amis.

« J’ai bien compris que ce n’est pas au milieu des vaches et des chasseurs que je trouverai un mec avec qui faire ma vie ». Le constat de Victor* est amer et sans appel. Cet étudiant de 24 ans vit dans une petite commune de l’Ain, à 35 kilomètres de Bourg-en-Bresse.  Dans son village, les jeunes de son âge sont encore dépendants de leurs parents et souvent « dans le placard ».

« Ici tout le monde se connaît donc les LGBT refusent de s’afficher en public », explique Victor. Pour faire des rencontres, une seule solution : les applis. Plus discrètes elles peuvent permettre de garder l’anonymat, du moins jusqu’au premier rendez-vous. « Les rares rencards qu’on dégotte deviennent des moments anxiogènes, décrit Victor. On guette l’heure à laquelle les parents rentrent du travail et on vire parano à l’idée que les voisins nous aient vus rentrer ensemble ».

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Les assos comme lieux de rencontres

L’invisibilité des personnes LGBT est le principal problème dans les zones rurales. « Dans la rue c’est très rare de croiser des couples homos main dans la main », admet Pierre-Alain Cottineau, président de l’association LGBT Esac, en Loire-Atlantique. Il a créé cette association à Ancenis, petite ville de 10 000 habitants à 30 kilomètres de Nantes, précisément pour cette raison : rendre visibles les LGBT dans les campagnes....


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