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À Strasbourg, un tag homophobe dénoncé par les élus municipaux

Ce dimanche 23 mai, un tag homophobe a été découvert à Strasbourg. Quelques semaines après avoir proclamé la ville "zone de liberté LGBTI+", les élus municipaux ont unanimement condamné l'acte.

La capitale alsacienne est-elle vraiment une "zone de liberté LGBTI+" ? Alors qu'une motion en ce sens a été adoptée en début de mois par le conseil municipal, un tag homophobe a été découvert à Strasbourg ce dimanche 23 mai. L'injure a été peinte à même un drapeau arc-en-ciel dessiné sur le pont de la Rose-blanche, dans le quartier européen.

"Alors que le drapeau arc-en-ciel symbolise le droit de vivre en paix et d’aimer librement, celui-ci a été recouvert d’insultes au cœur du quartier des institutions européennes", indique la ville par voie de communiqué. Tou·te·s les élu·e·s municipaux de Strasbourg ont condamné "unanimement et avec fermeté" cet acte homophobe. Après les constatations des polices nationale et municipale, un signalement a été effectué auprès du procureur de la République, indique la ville.

Pride à Strasbourg le 12 juin

"Plus que jamais il est important de lutter contre les discriminations des personnes LGBTQIA+", a réagi le collectif FestiGays, qui organise le mois de visibilité LGBTQIA+ du 17 mai au 12 juin, date du défilé des Fiertés. À l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, Strasbourg a inauguré un tramway aux couleurs de l'arc-en-ciel. Le projet avait justement été porté par FestiGays.

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"Ce tram a trois fonctions. Visibilité, effectivement. L'information : un système de QR Code qu'on peut scanner renvoie vers une page Internet qui nous explique un petit peu ce que ça veut dire. Et un rôle de soutien pour les personnes victimes de discriminations, harcèlements, ou qui sont isolées… ", indiquait auprès de France 3 Matthieu Wurtz, le président du collectif.

SOS homophobie rapporte une hausse l'an dernier des témoignages concernant le voisinage. Dans son rapport 2021, l'association rappelle que "l’hostilité des lieux publics est latente. Sortir dans la rue peut toujours impliquer une agression, un rejet. Parfois, les personnes ne sont pas directement visées. Clara découvre un tag sur un mur : 'Trans are wrong'. Ce message la choque et va demeurer un certain temps sur le mur". Heureusement, à Strasbourg, le tag a rapidement été effacé.

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Crédit photo : Capture d'écran Google Street View


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