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La police arrête quatre suspects après le meurtre de Samuel Luiz en Espagne

Cinq jours après la mort du jeune homme de 24 ans, les autorités espagnoles viennent d'annoncer ce jeudi 8 juillet l'arrestation d'une quatrième personne, suspectée d'être impliquée dans ce "crime homophobe". 3 autres avaient été interpellées mardi.

Article mis à jour le jeudi 8 juillet, à 16h15.

L'enquête avance. Ce jeudi 8 juillet, les autorités espagnoles ont annoncé à l'AFP l'arrestation d'un quatrième individu, âgé d'une vingtaine d'années. L'homme serait "un ami des trois autres" et "ne connaîtrait pas la victime".

Dans un communiqué, la police nationale espagnole avait déclaré mardi avoir procédé à l'interpellation de deux hommes et d'une femme, tous trois originaires de la Corogne - ville d'Espagne où a eu lieu le meurtre de Samuel Luiz Muñiz. Il s'agissait de "trois jeunes entre 20 et 25 ans, arrêtés en tant qu'auteurs présumés de l'attaque violente qui a coûté la vie de Samuel Luiz", avait fait savoir la police sur Twitter, ajoutant que "d'autres arrestations n'étaient pas à exclure".

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Des manifestations en Espagne

Victime d'un passage à tabac dans la nuit du 2 au 3 juillet, Samuel Luiz avait fait la rencontre de ses agresseurs, "entre cinq et treize personnes" selon des témoins, à la sortie d'une discothèque de la Corogne. Souffrant de multiples fractures et d'un traumatisme crânien, les secours n'ont pu le réanimer, et le jeune homme a été déclaré mort le lendemain.

Si les enquêteurs étudient encore plusieurs pistes, le caractère homophobe de l'agression ne fait aucun doute pour les proches du jeune homme. Lina, une de ses amies présente au moment du meurtre, a fait mention d'insultes proférées à l'encontre de Samuel. Elle a confié à un média espagnol avoir entendu de la part des agresseurs : "Tu vas mourir, putain de pédé, j'ai rien à perdre".

La mort de Samuel Luiz a bouleversé toute l'Espagne, où des milliers de manifestants se sont rassemblés ce lundi 5 juillet pour rendre hommage au jeune aide-soignant de 24 ans. Mobilisations parfois réprimées par les autorités, qui ont notamment déployé des unités anti-émeutes à Madrid.


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