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Raphaël Personnaz est l'anti-héros gay de la nouvelle série "L'Opéra"

Culture

Raphaël Personnaz : rencontre avec l’anti-héros gay de « L’Opéra » sur OCS

Après avoir un temps boudé la télévision, Raphaël Personnaz délaisse les planches pour endosser l’un des rôles principaux de l’audacieuse série L’Opéra sur OCS. Il y incarne un personnage troublant, complexe… et gay. Rencontre avec l’acteur.

Déjà bien installé au cinéma comme au théâtre, Raphaël Personnaz s’attèle à un défi inédit : prendre la tête d’une série française. L’œuvre en question, c’est L’Opéra, la nouvelle fiction originale estampillée OCS. Créée par Cécile Ducrocq, elle s’apparente à une immersion dans le monde impitoyable du ballet à Paris. L’acteur de 40 ans y campe Sébastien, le nouveau directeur de la danse déterminé à faire rayonner le Palais Garnier à l’échelle mondiale. C’est aussi un personnage gay, fait suffisamment rare dans le paysage audiovisuel de l’Hexagone pour qu’on le souligne. C’est pourquoi TÊTU a pris le temps de discuter avec le comédien.

Tu aimais le ballet avant de rejoindre la série ?

De prime abord, je n’ai aucune relation avec le ballet. Il y a deux ans, j’avais fait un film sur Noureev où je jouais le rôle d’un ancien danseur, Pierre Lacotte, donc j’avais un peu découvert le ballet à travers cette expérience-là. Quand on m’a proposé L’Opéra, je ne connaissais pas plus que ça. Mais ce bâtiment, que ce soit celui de Bastille ou Garnier, me procure une émotion que je ne saurais décrire. C’est chargé d’histoire. J’ai ensuite rencontré beaucoup de personnes proches de ce milieu qu’est l’opéra.

L’Opéra est un projet ambitieux pour la danse et l’opéra en France. C’est ça qui vous a fait dire oui, plus que le personnage ? 

J’aimais bien le personnage parce qu’il n’est pas sympa. Au début, en tout cas. Il paraît froid, rigide, dur. En même temps, dans ces milieux artistiques, on en croise des gens comme ça, surtout dans les périodes d’apprentissage. Dans la vraie vie, ces personnages-là m’ont toujours un peu fasciné. Puis, on découvre petit à petit mon personnage dans son intimité. On réalise qu’il est peut-être un peu manipulé, qu’il n’est pas maître des choses. J’aime bien les personnages qui sont confrontés au pouvoir, surtout quand ils n’ont pas les épaules pour. Et il y a un aspect vraiment jouissif avec ce genre de personnage : on peut se permettre d’être ce qu’on n’est pas au quotidien. C’est libérateur !

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