Entretien exclusif : Emmanuel Macron et son programme (tiède) pour les LGBT
Mars-Avril 2017 (213)

Entretien exclusif : Emmanuel Macron et son programme (tiède) pour les LGBT


Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle face à Marine Le Pen. Nous publions notre interview du créateur du mouvement En marche ! parue dans le magazine TÊTU le 28 février dernier.

Nous l’avions rencontré début février dans son QG du 15e arrondissement où les helpers courent en tous sens dans une atmosphère de start-up branchouille. Emmanuel Macron se voyait déjà président ; son programme pour les droits LGBT se révèle assez tiède. Il a l’art et la manière pour ménager la chèvre et le chou. Difficile de percer la carapace enjôleuse de cet animal politique qui a choisi de s’attaquer aux rumeurs sur sa sexualité. Une semaine avant le premier tour, il publiait aussi une lettre ouverte aux personnes LGBTI.

 

Emmanuel Macron ministre

 

Quel bilan dressez-vous du quinquennat de François Hollande pour les questions spécifiques aux droits LGBT ?

La loi du mariage pour tous était, à mes yeux, à la fois souhaitable et nécessaire. Elle constitue un acquis que je défendrai. En revanche la nature du débat, le tour qu’il a pris, ont fracturé la société française. Sans doute n’a-t-on pas assez expliqué le pourquoi, des ambiguïtés ont vu le jour, qui in fine ont affaibli tout le monde. Les questions de société nécessitent un débat apaisé et ne doivent jamais être instrumentalisées à des fins politiques pour créer du clivage ou opposer un camp à un autre.

 

« La Manif pour tous fut le plus important mouvement social du quinquennat derrière la loi Travail »

 

Comment avez-vous perçu le mouvement social représenté par la Manif pour tous ? Aviez-vous en tête les souffrances qu’elle a engendrées chez une grande partie de jeunes – et moins jeunes – qui se sont sentis quotidiennement attaqués ?

Après la loi Travail, c’est le mouvement social le plus important du quinquennat. Avec deux choses : l’indignation de certains qui ne comprenaient pas ce qui était dans la loi, et en même temps une violence que personne n’avait vu poindre. Certains n’ont toujours pas compris que l’orientation sexuelle n’est ni un choix ni un luxe. En même temps, je pense indispensable de savoir entendre les craintes et les convictions fortes de certains qui défendent un modèle auquel ils sont attachés. Je veux conduire un travail de pacification de la société et de lutte pour l’égalité des droits en application et en actes. Il faut ramener celles et ceux qui se sont opposés au mariage pour tous à comprendre ce qui se passe dans la société. J’ai défendu le mariage pour tous en tant que citoyen et je le protégerai si je suis élu président. Cette loi n’enlève rien à la famille, elle reconnait d’autres types de famille. C’est un enrichissement et en rien un reniement de ce qu’est la famille en France. Cela montre son importance et sa diversité pour chacun d’entre nous. Mais c’est plus particulièrement le combat contre la souffrance quotidienne que vivent les LGBT, surtout hors des métropoles, dont je ferai ma priorité. Un rejet, une homophobie ordinaires se sont installés, on l’a vu dans les chiffres de SOS Homophobie. Il y a encore beaucoup de régions ou ce n’est pas compris ni accepté.

 

Emmanuel Macron candidat

 

« Je ne porterai pas l’ouverture de la PMA comme un combat identitaire »

 

Depuis que vous avez annoncé votre candidature à l’élection présidentielle, vous n’avez jamais abordé la question des droits LGBT [interview réalisée début février, ndlr]. Légaliserez-vous la procréation médicalement assistée (PMA) ? Après l’avoir promise, François Hollande a décidé d’attendre l’avis du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), qui sera rendu « au printemps ». Doit-on s’attendre avec vous à ce genre de procrastination politique ?

Je souhaite qu’on avance de manière pédagogique. À titre personnel, je suis favorable à la PMA pour les couples de femmes. 95% des PMA pour les couples hétérosexuels sont thérapeutiques. Il n’y a pas de justification sur le plan théorique pour que la PMA ne soit pas décidée. Mais je souhaite qu’on attende l’avis du CCNE afin qu’il y ait un vrai débat dans la société : si un tel débat aboutit favorablement, je légaliserai la PMA, mais je ne le porterai pas comme un combat identitaire.

 

Comme le proposait Manuel Valls, le seul candidat à la primaire de la gauche qui souhaitait un nouveau débat alors que tous les autres, dont Benoît Hamon, proposaient la PMA sans condition ?

Je ne me définis pas par rapport à lui, ni par rapport à quiconque. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut s’enferrer dans un éternel débat ou avoir des manœuvres dilatoires. Je veux vraiment mettre tout le monde autour de la table, c’est la fonction du président de la République que de savoir mener un débat de société et le conclure.

 

« La GPA est un débat impossible à trancher, mais il faut permettre la reconnaissance des enfants nés à l’étranger »

 

Quel est votre avis sur la gestation pour autrui (GPA) ? Certains pays pratiquent une GPA « éthique » ou « altruiste ». Le candidat à la primaire de la gauche, François de Rugy, souhaitait l’encadrer en France.

Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France. Ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser. À mes yeux, c’est un débat impossible à trancher. Je lancerai une initiative internationale pour lutter contre le trafic d’enfants et des femmes ; il faut s’attaquer à la racine du problème : la GPA très peu payée et subie par les femmes, en Inde par exemple. En revanche, il faut permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger. On ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d’un projet d’amour. Il faut arrêter l’hypocrisie, et je porterai ce projet pour compléter la circulaire Taubira.

 

Depuis d’innombrables années, les associations trans réclament le changement d’état civil libre et gratuit sur simple déclaration devant un officier d’état civil. L’autoriserez-vous ?

Selon moi, la loi Justice du XXIe siècle a répondu à ces préoccupations en allégeant la procédure.

 

Les personnes trans doivent encore passer devant le juge. Par ailleurs, de nombreux pays l’ont appliqué comme l’Argentine, le Québec ou Malte. Pourquoi la France ne va pas au bout ?

Cette question repose sur certaines conceptions morales et mêmes métaphysiques. La psyché collective s’est construite autour de croyances religieuses qui sont plus que réticentes devant les évolutions dont vous parlez pour des raisons quasiment ontologiques. Ces croyances, même laïcisées, ont du poids dans nos sociétés. Au fond, c’est de notre façon de concevoir l’universel qu’il est question, ainsi que de notre capacité à pratiquer la bienveillance. En quoi donner des droits à quelqu’un vous prive-t-il de quelque chose ? Je constate l’opposition presque indépassable entre d’un côté une souffrance sociale, et de l’autre des indignations radicales. La fonction d’un président n’est pas de prendre parti personnellement sur ces sujets mais d’accompagner le dépassement de certains clivages et de favoriser le dialogue. C’est pourquoi j’ai beaucoup de respect pour les militants qui mènent des combats de longue date pour faire avancer les choses.

 

« Je suis hétérosexuel, mais j’ai une famille peu ordinaire »

 

« Concevoir l’universel » va être compliqué : la Manif pour tous explique qu’elle est prête à parler avec tous les candidats après l’entretien de Jean-Luc Mélenchon dans Familles chrétiennes qui parle d’une « confusion » induite par le terme de mariage. Elle déclare que son seul objectif est de « faire gagner la famille ». Quelle est votre idée de la famille ?

Il se trouve que je suis hétérosexuel, mais j’ai une famille peu ordinaire : j’ai épousé une femme qui a 24 ans de plus que moi et nous avons fait le choix de ne pas avoir d’enfants ensemble. Ce sont des questionnements qui me sont familiers. Elle avait trois enfants, et j’ai maintenant sept petits-enfants avec elle. Il n’y a pas un modèle de famille. On est en train de découvrir que la filiation peut être naturelle ou construite. Il suffit de lire la littérature française : c’est une question qui a toujours existé. Il faut l’expliquer d’un point de vue anthropologique : quand un couple de même sexe adopte un enfant ou procrée avec la PMA, il réinscrit l’enfant dans une filiation. Une famille c’est un couple, des enfants, mais aussi des grands-parents. Ce qui fait le socle d’une famille, c’est le projet d’existence.

 

« Pour moi, déconstruire les stéréotypes ne passe pas par des manuels scolaires »

 

Les adolescents LGBT ont plus de risques de tenter de se suicider que leurs camarades hétéros à cause du manque d’information à l’école et dans les familles. Comment comptez-vous lutter contre l’homophobie en sachant que le moindre ABCD de l’égalité à l’école crée un tollé ?

Les ABCD ont fait naître une polémique et je ne les réintroduirai pas. Ils ont renvoyé certains et certaines à leur propre normativité. C’est la preuve que ces enseignements ont été mal présentés. Ce qui est inacceptable, c’est le harcèlement des minorités qui existe dans l’environnement scolaire comme familial, dans la rue, dans le voisinage. Comment déconstruire les stéréotypes ? Pour moi, cela ne passe pas par des manuels ou des guides. Mais les associations peuvent intervenir dans le temps scolaire, beaucoup se battent avec courage.

 

On se souvient de l’immense confusion sur les études de genre transformées en « théorie du genre » par la Manif pour tous – entre autres. Doit-on considérer que la mention du sexe sur les papiers est essentielle ? En Allemagne, en Australie, on peut choisir un « genre neutre ». Avez-vous réfléchi à cette question ?

Je ne suis pas sûr que la reconnaissance d’une indétermination permette de régler le problème. C’est plutôt la reconnaissance des différences qui est importante. Il n’y a pas de genre neutre, mais une orientation personnelle, ce de quoi on est faits, les hasards de la vie, les doutes qu’on peut avoir, qui font que chacune et chacun est singulier. Ne créons pas un grand tout qui nous acquitterait sur le plan moral. Il faut une politique de la reconnaissance, de la considération, accepter pleinement que des gens soient différents. Ils ont une place pleine et entière dans la société. Beaucoup de ceux qui devraient défendre cela ne le font pas, et j’ai du mal à la comprendre – je pense en particulier à certains catholiques qui prônent l’esprit de bienveillance par ailleurs.

 

Qui êtes-vous Emmanuel Macron ?

 

En tant qu’ancien ministre de l’Economie, l’égalité des droits ne figurait pas en première ligne de votre portefeuille. Estimez-vous être armé intellectuellement pour penser les enjeux de société ?

Oui car je m’y suis toujours intéressé. Mes années de philosophie m’y ont beaucoup aidé. Ma réflexion est continue même si mon exercice ministériel ne portait pas sur ces sujets-là.

 

« Je n’ai pas envie de réfléchir en termes de communautés« 

 

Laurence Haïm – et d’autres – voient en vous le Barack Obama français. L’ancien président des États-Unis avait un talent certain pour parler aux communautés et en particulier à la communauté LGBT. Or en France, l’idée de communauté est controversée. Comment l’appréhendez-vous ?

La psyché française aurait tendance à dire : « Il est multiculturaliste, c’est terrible, il va diviser la République ». Mais il y a des communautés sur le plan religieux, géographique, sur la base de l’orientation sexuelle. Elles sont là. Ai-je envie de les traiter comme des communautés ? Non, car cela comporte un aspect fermé. L’entre-soi rend toujours bête. Il n’y a rien de pire quand, autour d’une table, par exemple, il n’y a que des hommes. Les communautés renvoient à des réflexes. La France est une République diverse et indivisible. Cette diversité est un trésor. Au fond, j’ai une vision assez classique de la République.

 

Et Justin Trudeau ? Lui aussi accorde une grande attention aux minorités. Il a été jusqu’à défiler dans trois Marches des fiertés différentes en une seule saison avec toute sa famille. Vous êtes-vous déjà rendu dans une Marche ?

Oui, avant de devenir ministre. C’était à Paris. Justin Trudeau est très inspirant, il est dans son siècle. Ceci dit le Canada est une société totalement multiculturelle. En France, il faut assumer de pouvoir parler à tout le monde. Certaines personnes vont voir d’un très mauvais œil que je vous accorde un entretien. Je leur dirai : « Vous n’avez rien compris ». De la même manière, le fait que des gens de la communauté LGBT aient mal pris le fait que je rencontre des abbés, que j’aille chez Philippe de Villiers ou que Geneviève de Fontenay vienne à mon meeting, c’est idiot aussi. Je ne partage pas leur avis sur les sujets de société et bien d’autres points, mais il faut non pas mettre des murs partout mais bâtir des ponts. La seule chose qui ne sera jamais acceptée, ce sont les discours de haine et d’exclusion.

 

N’est-ce pas un pari risqué d’ouvrir autant la porte ? Geneviève de Fontenay par exemple était devenue en octobre l’une des têtes d’affiche de la Manif pour tous en étant même invitée à s’exprimer à la tribune…

Je ne la connaissais pas ; elle m’a dit qu’elle était venue à mon meeting de Lyon pour voir si je n’avais pas « une banque à la place du cœur ». Si je peux convaincre des gens de changer, j’en suis très heureux. Les meetings pour des gens qui sont déjà convaincus, c’est grisant, mais ce n’est pas la finalité. J’assume cette ouverture : quand je me déplace dans une ville, j’informe tous les élus, à l’exception du Front national.

 

Comme vous, la Manif pour tous estime n’être « ni de droite ni de gauche » et Ludovine de la Rochère vous fait des appels du pied. La rencontrerez-vous ?

Je rencontrerai toutes celles et ceux qui le veulent. Que je reçoive des associations LGBT ou la confédération des évêques de France, je leur tiens le même discours. En revanche, si elle veut être honnête, il me semble que la Manif pour tous a choisi son camp sur le plan politique…

 

De multiples personnalités vous rejoignent comme Marik Fetouh, l’un des adjoints d’Alain Juppé. Il avait créé la première association LGBT de Bordeaux. A l’heure où Laurent Wauquiez supprime des subventions régionales aux associations, comment percevez-vous l’engagement associatif ?

Il est vital. Quelque part, notre mouvement En marche ! en vit aussi car nous sommes entre une association et un parti. Les associations correspondent à l’ambition que nos concitoyens portent aujourd’hui : être des acteurs de leur propre cause. Je travaille pour qu’on puisse le promouvoir. C’est une énorme erreur que des élus, sur des bases partisanes, décident de supprimer les subsides d’associations.

 

« Elle lui a dit que je ne serai jamais élu car un homosexuel ne pourra jamais devenir président… »

 

Pourquoi avoir décidé de démentir les rumeurs sur votre sexualité alors que celles-ci n’excédaient pas le cadre des « dîners en ville » parisiens, comme vous le disiez vous-même ? Peu de gens connaissent Mathieu Gallet [le PDG de Radio France, ndlr] en dehors des médias et des politiques…

Détrompez-vous. Il y a des tas de gens qui connaissaient la rumeur, même en province. La coiffeuse de ma chargée de presse [ils se jettent un regard complice] lui a dit que je ne serai jamais président car un homosexuel ne pourra jamais devenir président de la République… Il se trouve que je connais très mal Mathieu Gallet, je l’ai vu trois ou quatre fois et uniquement à titre professionnel lorsque j’ai fait des interviews à la radio. Cette polémique était folle et deux choses sont odieuses derrière le sous-entendu : dire qu’il n’est pas possible qu’un homme vivant avec une femme plus âgée que lui soit autre chose qu’un homosexuel ou un gigolo caché, c’est misogyne. Si j’avais eu 24 ans de plus, personne ne l’aurait pensé. Et c’est aussi de l’homophobie. Si j’avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais.

 

Selon vous, pourquoi y a-t-il si peu de personnalités politiques ouvertement gays ou lesbiennes ? À l’Assemblée nationale, on ne compte que Sergio Coronado (EELV) et Franck Riester (LR), soit 0,3% des députés. À la Chambre des Communes du Royaume-Uni, on compte trente députés ouvertement gays ou lesbiennes ! Des figures comme Bertrand Delanoë n’avaient-elles pas ouvert la voie il y a presque vingt ans ?

Je suis sûr qu’il y en a plein d’autres. Certains ne le disent pas. Le champ politique est mâle dans tout ce que ça représente. Il manque de civilité. Il est très dur à la fois pour les minorités et pour les femmes.

 

« J’ai été élevé par des femmes, ma grand-mère, ma mère »

 

Vous faites beaucoup appel aux femmes dans votre campagne. D’où vous vient cet engagement féministe ?

J’ai été élevé par des femmes, ma grand-mère, ma mère. Ma femme est en même temps ma meilleure amie. Moi-même, pourtant, je pâtis des représentations habituelles. J’ai une culture rentrée qui est trop normative et contre laquelle je travaille. Les réflexions des femmes qui travaillent avec moi m’ont fait bouger. C’est très appauvrissant de ne pas être féministe. Pour changer la politique, il faut être féministe, c’est une obligation morale. Ce n’est pas parce qu’on met trois femmes au gouvernement que les choses changeront.

 

Que pensez-vous des arguments qui disent que l’orientation sexuelle, pour une personnalité publique, fait partie de la vie privée ? Tous les présidents de l’Histoire ne se sont-ils pas de facto affichés avec leurs femmes ?

Cela dépend de l’élection et du type de personne politique. Pour l’élection présidentielle, les gens veulent, et ce n’est pas illégitime, savoir qui vous êtes dans le moindre détail.

 

Vous-même, pourquoi avez-vous choisi de mettre en scène votre couple avec Brigitte Trogneux, là où Benoît Hamon, par exemple, était beaucoup plus discret ?

J’ai décidé de ne pas me cacher. À la fin des fins, ça vous rattrape parce que les Français vous prennent dans votre totalité. Si je pars en vacances avec ma femme et que les gens prennent des photos, je ne vais pas me cacher dans un bunker. Nous sommes un couple atypique mais je l’assume. À l’inverse, si je créais ce couple juste pour l’image, ce serait une pure mise en scène.

 

« Pour être honnête, je ne m’aime pas beaucoup »

 

Emmanuel Macron, toutes les personnes qui vous ont fréquenté dans votre jeunesse, au lycée Henri IV par exemple, disent à quel point votre personnalité séduit. Êtes-vous conscient de votre côté séducteur et n’avez-vous pas l’impression de vous reposer dessus ?

Me reposer, non. Cela ne me caractérise pas. J’aime les gens et j’aime ce que je fais. Si c’est ça qui séduit, tant mieux. Pour être honnête, je ne m’aime pas beaucoup. C’est peut-être pour cette raison que je fais tout cela. J’aime casser les murets qui peuvent se dresser entre deux personnes et qui empêchent la communication. J’ai besoin de toucher, de passer du temps, de regarder en face. Il y a des gens qui n’aiment pas les autres. Je ne cherche pas à séduire pour obtenir quelque chose, car séduire, ce n’est pas aimer les gens, c’est s’aimer soi-même.

 

Entretien exclusif d’Emmanuel Macron à retrouver dans TÊTU mars/avril 2017 (n°213).

 

Couverture : crédit photo Yannick Mittelette pour TÊTU

  • Jon Snow

    Il est évident que toutes les personnes de lgbt devraient voter pour lui. Il veut protéger les droits LGBT. La sorcière nazie ultra-homophobe Le Pen veut abolir les droits LGBT (mariage homosexuel, droits d’adoption, etc.). Elle est également la meilleure amie du dictator meurtrier ultra-homophobe russe Poutine. Venez et votez le 7 mai. Détruisez cette sorcière nazie ultra-homophobe Le Pen.

    • Denis

      Tu peux compter sur les français résidant à l’étranger. Nous avons voté massivement pour Macron. Le 7 mai, je voterai Macron, je suis français, gay, et je vis en Suède. J’irai au consulat de France à Stockholm pour voter.

      • Daniel PETIT

        Vous êtes donc un oligarchique et un riche , parfait , Je trouve cela normal et respecte votte choix et votre camps Macron .

        • le vicomte

          Il ne faut pas être riche ou oligarque pour voter Macron, il faut être lucide et assez malin pour ne pas se laisser embriguader par ces idées populistes et discriminatoires si populaires en 40

  • Daniel PETIT

    Je ne veux pas continué avec plus de 7 millions de chômeurs , je ne veux pas continué avec 9 millions de pauvres , Je ne veux pas de nouveaux attentats sanglants , je ne veux pas d’une immigration de masse , je ne crois pas au mariage entre deux hommes . Je ne suis pas de la chair à voter , je ne veux plus d’une seconde de plus d’un hollandisme avec Macron en pire de chez Rotchild . Je suis homosexuel , Je suis Français de par ma mère et espagnol de par mon père . Je suis un homme libre fiert de ma patrie , de ma nation . Je veux continuer de vivre dans un pays où l’on parle Français avec démocratie , je ne veux plus d’homophobie dû à Francois Hollande ! J’aspire à une Europe des Nations : Oui , distinctes parce que nous ne sommes pas en Amérique … Je veux retrouver la maison France fière de par le monde ! Je ne suis pas un mouton et un vaccin m’a suffit pour ne pas revivre l’enfer en pire avec Macron ex ministre de l’économie d’Hollande dont je hais ces sales types à frics . Je veux des Français libres , libres . La liberté s’arrête où commence celle des autres disait Montesquieu ou Rousseau . Mon choix est la France LIBRE . Je veux une présidente proche du peuple , je ne veux plus de racisme dû à la gauche . Je souhaite retrouver le bon chemin de la liberté celui du Front National où tant d’hommes son mort pour notre belle France . Assez de sang coulé , assez de haine des anti-fasciste , assez de Fabius et de sang contaminé , assez de cette richesse qui ne va qu’aux riches et dont Monsieur Berger fait en effet parti et même si j’ai de l’estime pour l’homme , tout comme Jean-Marie Le Pen et Jany Le Pen avait comme meilleur ami Mouloudji . Différence d’idées d’accord mais amitié indéfectible . La France est un pays riche et doit le rester . Je ne serai pas ce mouton qui va voter pour Macron qui a la Haine de la France et des Français les dressant les uns contre les autres . Je ne suis pas dans une communauté , je suis homosexuel mais je veux vivre libre et en sécurité pouvoir rêver avec plus d’argent , de pouvpir d’achat , de franchise et tant de rêves encore réalisables … Je ne serai pas ce mouton qui vote pour la haine d’Hollande/Macron . Je suis fier de savoir que Marine va nous redonner l’argent des 9 milliards que nous donnons chaques années à l’Europe . Je veux pouvoir enfin soouffler après entre avoir assez souper durant cinq années d’horreurs d’Hollande et aller vers Macron . Ne vous laissez pas avoir vous aussi par un ventriloque qu’est Macron , vous valez mieux que la Banque Rotchild . Votez Marine Le Pen avant de crier Macron DÉMISSION ! Daniel .
    Retrouvons la joie de la culture homosexuelle , la culture en générale . Ne soyons plus fermé sur nous même mais ouvert au monde et à sa conquête grâce à LA FRANCE !

    • le vicomte

      Si tu es contre la haine, pour le progrès, pour une France libre et heureuse ne vote pas marine, ne vote pas fn, t’es tu renseigné sur l’historique du fn, ses racines ? Fondé par ordre nouveau aujourd’hui dissous, il contait dans ses membres créateurs des membres de L’OAS, qui ont fait des milliers de morts et des membres de la section Charlemagne de waffen ss, c’est ce parti que tu trouves pacifiste ? Pour la liberté et pour les droits lgbt ? C’est toujours le même parti, xénophobe, raciste homophobe et antisémite. Si les gays ne se soutiennent pas entre eux, qui va les soutenir ? Sûrement pas le fn

  • le vicomte

    Hollande n’est pas et n’a jamais été homophobe, contrairement à toute la petite famille le Pen et leur parti de dégénéres.

  • le vicomte

    De rien, c’est le plus important, que tu saches et que les gens sachent pour qui ils votent, merci à toi d’avoir accepté ce point de vue différent du tien, c’est la première fois que cela arrive avec un électeur de marine pour ma part. 😉

  • Jon Snow

    Présidentielle : Le Pen – Macron. le match des programmes
    1. Le Pen veut abolir le mariage pour tous. – Macron veut protéger le mariage pour tous.
    2. Le Pen veut abolir l’adoption pour les homosexuels. – Macron veut conserver l’adoption pour les homosexuels.
    3. Les activistes ultra-homophobes de LMPT soutiennent Le Pen. Christine Boutin soutient Le Pen.
    4. Le Pen est le meilleur ami du dictateur meurtrier ultra-homophobe, Poutine. –
    Le dictateur meurtrier ultra homophobe, Poutine, déteste Macron. Obama est le meilleur président pour les personnes LGBT dans l’histoire des États-Unis.Obama soutient Macron.
    5. Le Pen a refusé de condamner les camps de concentration et les meurtres de personnes homosexuelles en Russie. – Macron a condamné la Russie et la Tchétchénie.
    Le Pen: Homophobie Pour Tous!

  • Emma Badier

    J’ai envie de dire que c’est pas parce que Marine Le Pen est élue que les attentats s’arrêteront forcément. Tout ce qu’elle va faire c’est engendrer un racisme qu’on devrait plutôt éviter par tous les moyens.
    Hollande n’a jamais été homophobe, si on a le mariage pour tous c’est grâce à lui, alors réfléchis avant de parler s’il te plaît. Marine Le Pen se fiche du mal qu’elle peut faire aux LGBT, en supprimant le mariage pour tous, c’est comme dire qu’ils sont inférieurs aux hétérosexuels, puisqu’on leur enlève un droit sacré, que jamais on ne penserait à enlever aux hétéros, et personnellement je trouve ça injuste et dégueulasse. Je n’ai aucune envie de vivre dans un pays, en étant totalement française, dans lequel je sais que je ne pourrais jamais me marier, parce que j’aime une femme et pas un homme, dans lequel je ne peux pas adopter parce que j’aime une femme. Donc, ne dis pas qu’elle est contre l’homophobie parce que si c’était le cas, elle défendrait les droits des LGBT en commençant par ne pas leur retirer un de leurs droits qui est tout à fait normal.

    • Daniel

      Bien alors on continue avec le même personnage qui adore les classes populaires , le chômage , la finance , les banques , l’Euro qui nous donne tant de pouvoir d’achat et il faut bien reconnaître qu’un handicapé on peut lui sucré son complément de ressources quand Emmanuel HOLLANDE était ministre de l’économie … D’ailleurs Hollande ne finit son quinquennat qu’avec 50 000 chômeurs de plus , vous avez raison Madame , la vie est belle pour les riches . Je crois que les homosexuels ont encore à s’en faire avec l’homophobie de monsieur Emmanuel HOLLANDE mais ce n’est pas grâve tout va bien depuis 40 ans … Bravo pour votre LEÇON Madame qui manque Un peu de modestie , de gentillesse mais quand on sait combien les socialistes sont bons , pourquoi changer quand TOUT VA BIEN ! on a envie de tant d’amour encore socialiste . Mon Dieu C’est merveilleux : Merci pour votre LEÇON de morale mais de votre part je ne suis pas étonné .

  • Daniel

    Moi je crois qu’il est tant que Emmanuel HOLLANDE soit président pour 5 ans de plus et clore ce débat pour en arriver à ce que TÊTU soit plus cultures images , cela nous changerait un peu les idées à tous …

    • guillerme

      Emmanuel Macron est le meilleurs pour etre le futur président face à la nationaliste Marine qui coulerai la France meme si je ne suis pas d’accord avec tout le programme de monsieur Emmanuel Macron

  • Guy C

    ce mec c est un Israelien encore !!

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