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Après plusieurs cas de viols, Grindr et Tinder accusés de ne pas protéger les mineurs

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Le gouvernement britannique a demandé aux deux applications de rencontre de prendre des mesures pour s'assurer de l'âge de ses utilisateurs.

Trente. La police britannique enquête sur trente cas de viols sur mineurs perpétrés depuis 2015 via des applis de rencontre. Tous ces jeunes avaient eu accès à ces applications en mentant sur leur âge. Une manoeuvre très facile à faire : ni Grindr, ni Tinder ne vérifient cette information au moment de l'inscription sur leurs plateformes. Elles sont, en principe, interdites au moins de 18 ans.

Ce laxisme permet aux pédophiles et prédateurs sexuels d'entrer très facilement en contact avec ces mineurs. Le Sunday Times a eu accès à des documents qui comptent 60 cas d'agressions sexuelles, kidnapping et/ou viols sur mineurs permis par des applications. Parmi eux, Jack Roberts. Inscrit sur Grindr à 13 ans, il a été abusé par au moins 21 hommes.

Les Etats-Unis et l'Australie ont rapporté des cas similaires sur leur territoire. En France, on ignore si les autorités se sont saisies de la question.

Menace législative

Des représentants de Grindr et Tinder se sont exprimés publiquement, rappelant que les mineurs n'avaient pas leur place sur leurs plateformes. Les directions des deux applications se sont dites choquées des agressions sexuelles sur mineurs pointées par les autorités. Mais elles n'ont pas annoncé de vérification plus stricte de l'âge réel de leurs utilisateurs.

En janvier, le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock, a menacé Facebook, Google and Twitter d'utiliser la loi pour les contraindre à mieux réguler les contenus publiés sur leurs sites.

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Crédit photo : Shutterstock.


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