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Dope Saint Jude, rappeuse queer : « Je suis une ‘artiviste’ »

Son expérience de drag-king, son rapport au genre, Kim Kardashian.... : la rappeuse sud-africaine Dope Saint Jude s'est confiée à TÊTU à l'occasion de son passage à la Fête de l'Huma, en septembre dernier. Elle sera en concert à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) ce jeudi soir.

"Est-ce qu'il y a des féministes ici ?", lance Dope Saint Jude à l'intention d'un public survolté. Presque toutes les mains se lèvent et quelques "Yesssss" résonnent. La rappeuse sud-africaine, encore peu connue du public français, s'est produite à la Fête de l'Humanité le 14 septembre dernier. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la bête de scène y a fait sensation.

TÊTU a rencontré l'artiste de 29 ans après son concert au festival. Celle qui a déjà sortie deux EP, Reimagined en 2016 et Resilient en 2008, s'est notamment confiée sur ses sources d'inspiration, son rapport au genre, son expérience de drag-king ou encore le mouvement #metoo.

TÊTU : Salut. Alors d'abord, pourquoi avoir choisi Dope Saint Jude comme nom de scène ?

Salut ! Je m'appelle Catherine Saint Jude Pretorius. J'ai remplacé Catherine par Dope.. pour que ça soit plus cool (rires).

Est-ce que tu as commencé à utiliser ce nom en même temps que ton expérience en tant que drag-king, il y a plus de dix ans , à Cape Town ?

Non, à l'époque je disais Saint Dude ("mec", en français, ndlr).

D'où t'es venu cet attrait pour la scène drag ?

 

Il y avait beaucoup de drag-queens à Cape Town, mais très peu de drag-kings. Alors j'ai monté une troupe. C'était incroyable, mais j'ai arrêté au bout d'un an. Je trouvais ça trop unidimensionnel. J’avais le sentiment de ne pas pouvoir dire tout ce que je voulais quand je me déguisais en homme....


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