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Des athlètes refusent de serrer la main de ce champion de taekwondo car il est bi

Un champion de taekwondo irlandais raconte comme le regard des gens a changé depuis son coming out. Et comment certains de ses concurrents refusent de lui serrer la main...

Dans tous les sports, il y a des LGBTphobies. C'est ce que montre une nouvelle fois cette anecdote, racontée par un champion irlandais de taekwondo, Jack Woolley. Ce dernier a fait son coming out bisexuel en 2016, à seulement 17 ans, dans une série documentaire sur les sélections pour les JO de Rio. Quatre ans plus tard, il est devenu le premier Irlandais à se qualifier pour les Jeux Olympiques en taekwondo. Il fera donc partie de la délégation irlandaise à Tokyo, à l'été 2020.

Mais depuis son coming out, plusieurs athlètes auraient refusé de lui serrer la main, à la fin des combats, comme le veut la tradition. "Plusieurs de mes concurrents ne veulent pas me serrer la main, a-t-il expliqué dans une interview à Extra.ie. Mais d'autres l'ont fait cela dit. Plusieurs des meilleurs combattants du monde sont venus me serrer la main après ma médaille d'argent au Championnat d'Europe. C'était appréciable."

"Jack, athlète gay"

Mais Woolley se veut rassurant. "La plupart des gens se moquent de mon orientation sexuelle", assure-t-il. Et il ne veut pas être labellisé comme "l'athlète gay". Il regrette même parfois d'avoir fait son coming out publiquement. "J'aimerais ne jamais l'avoir dit. Je n'aime toujours pas cette étiquette. Les gens mettent tout le monde dans des cases aujourd'hui." Et il refuse de devenir comme le rugbyman Gareth Thomas, ou le plongeur Tom Daley, trop identifiés selon lui par leur orientation sexuelle : "Je veux être le premier médaillé olympique irlandais dans mon sport, pas Jack, l'athlète gay." 

A LIRE AUSSI : Tom Daley exhorte les sportifs LGBT+ à faire leur coming out 

Toutefois, il est prêt à assumer d'être une inspiration pour des sportifs plus jeunes. "Si quelqu'un a besoin de me parler de ce qu'ils traversent, ils peuvent. Mais je n'ai pas envie de balancer ma sexualité à la figure des gens. Parce qu'ils attendent beaucoup de vous une fois qu'ils vous mettent dans cette case. On dit de moi que je suis flamboyant ou je ne sais pas quoi, mais la vérité, c'est que mon métier, c'est frapper des gens." Effectivement, rien de très flamboyant là dedans...

 

 


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