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Même chez les macronistes, on s’inquiète de l’investiture de candidats au passé Manif pour tous

Pour les municipales, LREM choisit parfois des candidats qui ont fricoté avec La Manif pour tous et ses idées. L'association macroniste "Progressistes LGBT+" a publié mercredi un communiqué pour se porter garante du fait que les engagements des candidats seront respectés.

Ces dernières semaines, des candidats investis ou soutenus par LREM pour les élections municipales ont été épinglés pour leur soutien passé à La Manif pour tous. "Progressistes LGBT+", une structure associée à La République en marche, a publié mercredi 29 janvier un communiqué sur Twitter qui s'inquiète de ces investitures de "candidat·e·s au passé bien éloigné des valeurs progressistes que nous défendons". "Membres ou soutiens de La Manif pour tous (LMPT) voire de Sens commun, contre le "mariage pour tous", opposés à la PMA pour toutes les femmes, leur désignation interroge alors que le parti a exclu Agnès Thill pour provocation homophobe", peut-on lire.

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Le communiqué, cosigné par les deux présidents de l'association, la candidate LREM dans le treizième arrondissement de Paris Emmanuelle Campo et le militant de Courbevoie Hervé Gastaud, ex-secrétaire général de GayLib, rappelle que le processus de validation des candidats de la commission nationale d'investiture inclut des "recherches approfondies" sur leur passé ainsi que la signature d'une charte, intitulée "Les 10 engagements éthiques de l'élu(e) local(e) progressiste". Mais l'association attend des engagements plus concrets de la part de candidats qui auront peut-être "le pouvoir d'améliorer ou d'aggraver le quotidien des personnes LGBT+".

"Cautions morales"

"Progressistes LGBT+" promet donc de veiller attentivement au respect des engagements de la charte, notamment celui de mener une "politique ambitieuse en matière d'inclusion et de lutte contre les discriminations". L'association veut aussi mettre en place des "ambassadeurs et ambassadrices LGBT+" pour vérifier que les administrés seront traités "sans distinction d'orientation sexuelle ni d'identité de genre".

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Le communiqué n'a pas manqué de faire réagir les adversaires politiques de LREM. Homosexualité et socialisme (HES), associé au Parti socialiste et au Parti radical de gauche, y voit une "volonté de se trouver des cautions morales pour le positionnement ouvertement hypocrite, illustrant bien le double discours d’En Marche sur les droits LGBTI+ (et sur bien d’autres sujets)". L'association a publié un "thread" retweeté par Fiertés en commun, la plateforme associée à la liste d'Anne Hidalgo, qui critique le communiqué de "Progressistes LGBT+", faisant notamment références aux "atermoiements" de la majorité sur la PMA pour toutes ou encore les déclarations d'Emmanuel Macron sur la "France humiliée" de La Manif pour tous. "À défaut de travailler avec des élu·es qui ont choisi de développer davantage des stratégies marketing que de véritables politiques de progrès, nous encourageons vivement "Progressistes LGBT+" à ne plus tenter d’édulcorer les choix – clairs pour tou·tes – de leurs parti et élu·es, en tentant de se rattraper aux branches de comptes Twitter d’autres structures", conclut HES.

 

Crédit photo : Nosig


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