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5 bonnes raisons d’aller voir le musical très queer Kinky Boots

La comédie musicale Kinky Boots débarque dans les salles de cinéma pour une séance unique le 12 mars prochain. Une occasion de découvrir un univers décalé et haut en couleur comme on en voit rarement. Voilà cinq bonnes raisons de ne pas la rater. 

1 - Un appel à la tolérance et au vivre-ensemble

Kinky Boots, c’est avant tout la fusion de deux mondes disparates : d’un côté, Charlie, héritier d’une fabrique de chaussures habitant dans une ville industrielle de province. De l’autre, Lola, drag-queen exubérante qui ne mâche pas ses mots vivant à Londres. Suite à une rencontre fortuite, Charlie embauche Lola pour qu’elle l’aide à rebooster l’entreprise familiale.

Par le biais de leur collaboration inouïe, leurs entourages respectifs s’entrechoquent pour, de fil en aiguille, apprendre à se comprendre et à s’aimer. Sans en faire des tonnes, cette comédie musicale invoque des valeurs plus que nécessaire à notre époque : ouverture d’esprit, fraternité et, surtout, bienveillance . 

2 - Une remise en question de la masculinité

Dès qu’elle abandonne l’effervescence londonienne pour la quiétude de Northampton, Lola rentre en conflit permanent avec Don, employé de l’usine de Charlie et mâle alpha dans son plus simple appareil (comprendre qu’il porte chemise de bûcheron et jean mal taillé). Grande gueule comme pas deux, la drag-queen le recadre et, pas à pas, tente de lui faire comprendre que sa conception de la masculinité peut s’avérer problématique.

Avec une habileté rare et un didactisme appréciable, Kinky Boots dézingue la vision étriquée de la masculinité qu’ont beaucoup (trop) d’hommes, hétéros comme homos. Les masc4masc n’ont plus qu’à en prendre de la graine.

3 - Une ode à la féminité

Si la masculinité en prend pour son grade avec Kinky Boots, la féminité, elle, connaît son heure de gloire. Dans une scène bouleversante, Lola revient sur sa relation conflictuelle avec son père et, en parallèle, explique comment elle s’est construit une carapace avec son alter ego de drag-queen, soulignant que sa part de féminité assumée l’a beaucoup aidée.

Mais cette comédie musicale endiablée comprend aussi son lot de personnages féminins emblématiques, à commencer par Lauren, la collègue de Charlie qui développe un béguin pour celui-ci. Pétillante et joyeusement maladroite, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et se dévoile comme un soutien imparable pour son crush. Un personnage inspirant tout au long du spectacle, en plus d’être drôle à en pleurer.

4 - Un sens de l’humour implacable

La réussite ultime de Kinky Boots, c’est d’arriver à nous émouvoir (les plus sensibles feraient mieux de stocker leurs mouchoirs) tout en nous faisant rire à gorge déployée. Grâce à un timing comique impeccable, le musical enchaîne les joutes verbales hilarantes et le comique de situation bien calculé. Habitué des planches, Matt Henry est excellent sous les traits de la fantasque Lola (rôle longtemps tenu à Broadway par le flamboyant Billy Porter), délivrant des punchlines avec la même impertinence que RuPaul.

Mais la révélation du spectacle, c’est bel et bien Natalie McQueen. Dans la peau de Lauren, cette dernière réussit fédérer tout le public et à le faire glousser nerveusement, ses expressions faciales presque cartoonesques n’ayant tout bonnement pas de prix. On s’esclaffe encore de son interprétation de “The History of Wrong Guys”, morceau énergique où elle énumère toutes ces fois où elle est tombée raide dingue de mecs pas terribles.

5 - Un spectacle sans temps morts

Pas de doute à avoir, Kinky Boots réunit tous les ingrédients nécessaires pour séduire les néophytes les plus récalcitrants. Malgré sa durée, plus de 2 heures, le musical se laisse regarder avec une aisance surprenante. Les situations cocasses s’enchaînent au même rythme que les chansons entêtantes, d’ailleurs écrites par nulle autre que l’illustre Cyndi Lauper.

Tantôt désopilante, tantôt bouleversante, Kinky Boots suscite un engagement émotionnel fort qui donnerait presque envie d’y revenir. Le hic, c’est que le spectacle filmé ne sera projeté en salle qu’à une seule et unique date : le 12 mars 2020. Ce serait dommage de passer à côté de cette comédie musicale déjà iconique.

Toutes les séances sur le site de Pathe Live 


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