facebook

L’éducation à la sexualité à l’école est encore bien trop hétéro

Dans les collèges et les lycées, l'éducation à la sexualité peine encore à inclure toute la diversité des orientations sexuelles et des identités de de genre. Des enseignements invisibilisants et maladroits, qui renforcent souvent les clichés...

Il faut se frotter les yeux pour avoir la certitude d’avoir bien lu : au collège et au lycée, « au moins trois séances annuelles d'éducation à la sexualité sont mises en place », qui « complètent les différents enseignements dispensés en cours ». C’est en tout cas ce qu’affirment les textes officiels publiés par le Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse à propos de l’éducation à la sexualité. Censée être présente (de façon plus informelle) dès l’école primaire, celle-ci entend intégrer « une réflexion sur les dimensions affectives, culturelles et éthiques de la sexualité ».

Dans une immense majorité des établissements du secondaire, la réalité semble hélas bien différente. Rares sont les élèves qui ont pu bénéficier d’un nombre suffisant de séances, les collèges et les lycées n’ayant jamais à rendre de comptes à ce sujet. Si certains font simplement preuve d’une négligence coupable en ne respectant pas les textes, d’autres ont visiblement décider d’éviter sciemment le sujet.

CPE dans un collège qu’il décrit comme « public mais très bourgeois », David* confirme : « La direction nous a clairement expliqué que si nous remplacions quelques heures de cours par des séances d’éducation à la sexualité, nous allions avoir une partie des parents sur le dos. Ils estiment que ce n’est pas à nous de parler de rapports sexuels, qu’évoquer l’homosexualité revient à la promouvoir… et comme certains d’entre eux ont le bras long, le principal du collège a décidé qu’il serait plus simple que ces séances n’aient pas lieu »....


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail