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Zebra Katz : « Parler de ‘hip-hop queer’, c’est injuste »

De passage à Paris pour parler de son premier album, le musicien américain évoque avec nous les questions de rap, de race et de rage qui traversent son parcours.

Le temps du premier album est enfin venu pour Ojay Morgan, aka Zebra Katz. On l’attendait depuis Ima Read, un single devenu viral après que Rick Owens l’a choisi pour un de ses défilés. C’était en 2012. Zebra Katz se dévoilait alors en rappeur expérimental mais aussi en producteur, en danseur, en performeur. Le temps a passé. Il s’est fait la main avec deux mixtapes, une poignée d’ep et plusieurs collaborations sur le Humanz de Gorillaz. Et puis est enfin venu ce premier album, Less is Moor, qui impose pour de bon le style percutant de son auteur.

Enregistré entre Berlin et Londres, le disque de cet Américain de Floride, quoique Berlinois d’adoption, est difficilement réductible au schéma vaguement modeux du « hip-hop queer », dans lequel on a trop souvent voulu ranger Zebra Katz (avec d’autres artistes comme Mykki Blanco, Le1f, Cakes Da Killa ou encore House Of Ladosha). Car Zebra Katz, 33 ans aujourd’hui, invente tout un univers baigné d’influences allant de la drum and bass à la cold wave, citant par ailleurs l’importance de Little Richard, Nina Simone, Grace Jones ou encore James Baldwin à ses yeux. Le propos de ce premier album ? L’expérience d’un Américain noir et LGBT+ dans un monde violent, où la rage est parfois difficile à contenir. Rencontre....


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