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Ce sud-africain connu pour sa haine anti-gay attrapé… sur Grindr

Sur les réseaux sociaux, Christiaan Otto présentait l'homosexualité comme un péché et une maladie mentale, faisant le lien avec le Covid-19. Ses conversations Grindr ont été diffusées, il crie au faux profil.

C'est ce qu'on peut appeler l'arroseur arrosé. Lundi 27 avril, le site d'information LGBT+ britannique PinkNews racontait l'histoire de Christiaan Otto. Ce jeune Sud-Africain, qui affirme être gérant d'une mine d'or, est habitué des sorties homophobes sur les réseaux sociaux. Encore récemment, d'après PinkNews, il aurait présenté sur son profil Facebook - supprimé depuis - l'homosexualité comme une maladie mentale et la pandémie de Covid-19 comme une punition divine contre une communauté LGBT+ "sans Dieu".

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Dans une vidéo, il aurait dit : "Que les choses soient bien claires, l'homosexualité est à 110 % un péché. Ça ne veut pas dire que je déteste les personnes qui la pratiquent, je dis simplement ce que c'est." Dans un autre post Facebook, il aurait écrit : "Dieu a créé le mariage pour qu'il soit entre un homme et une femme. Je me moque de votre sentiment sur le sujet, seul Dieu définit le mariage, pas vous !"

"Passif/versatile"

Ces déclarations homophobes lui ont attiré les foudres de militants LGBT+. Le jeune activiste Dewald Matthee a lancé, vendredi 24 avril, une pétition sur Change.org demandant à Facebook de supprimer le profil de Christiaan Otto, qui diffuse un "discours de haine" contraire, d'après lui, à la loi sud-africaine. La pétition a recueilli plus de 1.700 signatures. Une association LGBT+ locale, le DA Rainbow Network, ainsi qu'un conseiller municipal, ont fait un signalement auprès de la Commission sud-africaine des droits humains, organisme reconnu par la Constitution.

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Un groupe Facebook "Expose Christiaan Otto" a été créé jeudi. Par la suite, ce groupe a diffusé des captures d'écran d'une conversation sur Grindr, l'appli star des rencontres gays, où un profil répondant au pseudo de "RBayDiscreet" - Richard Bay est une ville portuaire d'Afrique du Sud - envoie des photos torse nu qui se trouvent être celles de... Christiaan Otto. Lequel - si c'est bien lui - se décrit ensuite comme "passif/versatile".

"Je pensais que je pouvais te faire confiance"

Vrai outing ou faux profil ? Interrogé par le site gay sud-africain MambaOnline, le jeune manager a nié en bloc : "Je croyais que Grindr était un outil pour couper du métal." Et de persister : "Je ne vais pas m'excuser pour ma chrétienté ou mes croyances." En commentaire de l'article, un homme affirme avoir parlé auparavant à Otto sur Grindr : "Personne que je connais ne peut cloner un téléphone de cette façon pour le discréditer."

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Samedi, le groupe "Expose Christiaan Otto" a publié une nouvelle capture d'écran, cette fois d'une conversation sur l'application de messagerie WhatsApp, permettant d'après l'animateur du groupe d'affirmer que "les messages Grindr étaient légitimes". On y voit Christiaan Otto écrire à quelqu'un : "Je pensais que je pouvais te faire confiance, mec. Tu as dit que tu avais supprimé les conservations Grindr. Qu'est-ce que tu essaies de faire ? Supprime et bloque-moi !" Avant de prévenir son interlocuteur qu'il va "brûler en enfer". Depuis, le profil Facebook de Christiaan Otto a été supprimé.

 

Crédit photo : Facebook/Expose Christiaan Otto


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