Le PCF demande à l’élu parisien Maxime Cochard, accusé de viol, de se mettre en retrait

Le parti communiste a demandé à l'élu parisien Maxime Cochard de se mettre en retrait après les accusations d'agression sexuelle et de viol dont il a fait l'objet sur Twitter. Le témoignage de la victime a provoqué de nombreuses réactions.

Le début d'un séisme ? Le parti communiste a annoncé jeudi 21 janvier dans la soirée avoir demandé à Maxime Cochard de se mettre en retrait de ses fonctions au Conseil de Paris et au sein du parti. Plus tôt dans l'après-midi, ce dernier et son conjoint avaient été accusés de viol et d’agression sexuelle.

"Nous venons de découvrir sur le réseau social Twitter des accusations publiques de viol et d’agression sexuelle à l’encontre de Maxime Cochard et de son conjoint adhérents du PCF Paris", écrit le comité exécutif départemental du PCF Paris. "Face à la gravité des accusations portées à leur encontre et au regard de nos engagements, nous avons demandé à Maxime Cochard et à son conjoint de se mettre en retrait de toutes leurs responsabilités au sein du PCF Paris. Nous avons en outre demandé à Maxime Cochard de se mettre en retrait du Conseil de Paris". 

"Ils ont profité de ma jeunesse"

Les deux hommes "nient les faits de viol",  et "bénéficient tous deux de la présomption d’innocence, rappelle le communiqué. La justice doit désormais faire la lumière sur ces accusations graves". Un jeune homme a affirmé sur Twitter avoir été violé par l'élu du 14ème arrondissement et son conjoint à l’âge de 18 ans alors qu’il était dans une "situation particulièrement vulnérable".

"Après plus de 2 ans sans savoir mettre les mots sur ce qui m'est arrivé, je me rends compte que j'ai été violé par Maxime Cochard, conseiller de Paris, et son compagnon Victor Laby en octobre 2018 alors que je n'avais que 18 ans et étais particulièrement vulnérable" écrit l’internaute sous le pseudo "Prunille". Je considère qu'ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, du fait qu'en raison de problèmes familiaux, je n'avais pas vraiment d'endroit où dormir, de leurs responsabilités au sein du PCF pour avoir des relations sexuelles non consenties avec moi". Le jeune homme indique également ne pas avoir décidé des suites à donner à ces agissements présumés.

"Accusation totalement fausse"

L'élu du 14ème arrondissement aurait par ailleurs persisté, selon l'internaute : "Il y a encore quelques mois, Maxime Cochard se permettait de me mettre une main aux fesses par surprise alors que je le croisais en manif. Encore une fois, j'ai pris du temps pour me rendre compte que c'était une agression sexuelle".

Rapidement, Maxime Cochard a dénoncé "une accusation totalement fausse" dans un communiqué publié sur Twitter. "Compte tenu de la gravité de tels propos et de leur caractère calomnieux, j’ai donné instruction à mon avocat d’engager immédiatement une action judiciaire en diffamation", a indiqué l’élu.  Contacté par l’AFP jeudi soir, l'avocate de Maxime Cochard, Fanny Colin, a confirmé de son côté que les faits de viol étaient "formellement contestés" par son client et qu’une démarche pour diffamation avait été engagée.

Cette accusation a provoqué de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, et de nombreux internautes gays ont brisé le silence pour raconter les agressions sexuelles qu'ils ont subies à travers le hashtag #MeTooGay.

Mise à jour, vendredi 22 janvier, 12:43 : Carine Petit, la Maire du 14e arrondissement de Paris, a publié sur Twitter un communiqué de son équipe municipale demandant à son tour à Maxime Cochard de "se mettre en retrait du Conseil d'arrondissement". Le communiqué précise que la délégation "Egalité Homme Femmes et la lutte contre les discriminations" est retirée à l'élu.

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