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Pour la première fois, le Royaume-Uni recense la population trans

Pour son recensement, le Royaume-Uni demande pour la première fois l'identité de genre des personnes interrogées. Une première en Europe pour mieux identifier les personnes transgenres.

C'est une première. Depuis dimanche 21 mars, l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord ont commencé leur recensement décennal, pour obtenir une photographie de la population. Chaque personne est invitée à répondre à une batterie de questions sur l'âge, l'origine ethnique, la composition du foyer... Mais cette année, le questionnaire inclut une question sur l'identité de genre pour mieux connaître les personnes transgenres et non-binaires britanniques.

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"Le genre auquel vous vous identifiez est-il le même que votre sexe enregistré à la naissance", demande le recensement. La personne qui répond au questionnaire pourra également préciser le genre auquel elle s'identifie. La réponse sera facultative pour protéger les données personnelles des répondants. Cette réponse permettra de "mesurer pour la première fois la taille de la population trans", indique le Bureau national des statistiques qui a travaillé avec des associations pour formuler la question.

Mention du genre à l'état civil

Le recensement demande toutefois de renseigner le "sexe" de l'état civil. Des militantes féministes TERF affirmant défendre "les droits des femmes et des filles" ont fait pression pour que le recensement demande "des information exactes sur le sexe (sic)". Les activistes de Fair Play For Women redoutaient que la question "quel  est votre sexe ?" conduise à une "auto-identification sexuelle établie de façon détournée (sic)".

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Le Népal ou le Bangladesh ont eux, décidé d'ajouter un "troisième sexe" pour le recensement des personnes transgenres. En France, les statistiques sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre sont interdites. Pour cause, la question est particulièrement sensible. Jusqu'en 1982, la préfecture de Paris a pratiqué un fichage des personnes homosexuelles. L'été dernier, quatre associations ont déposé un recours devant le Conseil d'État pour dénoncer l'existence d'un dossier pénal numérique. Ce dossier permet de consigner des actes d'enquête... et notamment des informations personnelles comme l'orientation sexuelle.

 

Crédit photo : Unsplash / Lukas Blazek


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