La victoire de Donald Trump est un désastre pour les LGBT
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La victoire de Donald Trump est un désastre pour les LGBT


Donald Trump a été élu président des Etats-Unis. Florilège des déclarations les plus homophobes, transphobes et misogynes du milliardaire.

Contrairement à ce que prévoyaient les sondages, Donald Trump a remporté l’élection présidentielle américaine face à Hillary ClintonAutant cette-dernière semblait cristalliser le vote de la communauté LGBT, autant l’élection de Donald Trump avait de quoi inquiéter les minorités sexuelles, jusque dans son propre parti. Ce n’est pas faute, pour le milliardaire, d’avoir tenté de rallier l’électorat LGBT. Le 31 octobre, lors d’un des derniers rassemblement de campagne à Greely dans le Colorado, il brandissait un drapeau arc-en-ciel sur lequel était écrit « LGBTs for Trump ». Et le candidat Républicain de déclarer :

Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger nos citoyens LGBTQ de la violence et de l’oppression d’une idéologie étrangère haineuse.

Inutile de vous faire un dessin. Après les attentats d’Orlando, Donald Trump a proposé de faire passer un « test » aux migrants qui voudraient entrer sur le territoire pour vérifier leur tolérance : « Je veux vivre dans un pays où les gays et les lesbiennes d’Amérique et tous les Américains sont à l’abri de l’islam radical ».

A l’instar de Marine Le Pen, qui depuis son discours de mai 2011 oppose « les LGBT » et « les femmes » à « l’islam », il condamne « l’idéologie de l’islam radical qui est l’oppression des femmes, des gays, des enfants, et des non-croyants qui ont le droit de vivre dans notre pays ». Le tout pour justifier une politique extrêmement restrictive sur l’immigration, à l’image du mur qu’il souhaite construire entre le Mexique et les Etats-Unis.

En outre, Donald Trump a fait part tout au long de sa campagne de son amitié avec des personnalités homosexuelles – comme Elton John – ou trans – comme Caitlyn Jenner. Cette-dernière avait même été nommée conseillère sur les questions LGBT.

Trump à l’épreuve des faits

Cette volonté affichée et populiste de défendre les minorités sexuelles est démentie par le CV de l’ancienne star de télé-réalité. Ainsi, Donald Trump n’a eu de cesse durant sa campagne de remettre en cause l’égalité des droits civiques et la protection des personnes LGBT. La nomination de son co-lister – et donc futur vice-président – Mike Pence a suscité une vague d’inquiétude. En effet, le gouverneur de l’Indiana avait ratifié le « Religious Freedom Restoration Act », une loi permettant de se défendre de discrimination envers les personnes LGBT sur la base de ses convictions religieuses.

De fait, il n’est pas étonnant que Donald Trump soutienne le « First Amendment Defense Act » (FADA), une loi similaire à celle promulguée en Indiana, mais au niveau fédéral cette fois. Cette loi est un blanc seing donné aux anti-égalité des droits pour brandir leur « liberté de conscience ».

« Si le Congrès considère le First Amendment Defense Act comme une priorité, je ferai tout ce que je peux pour que la loi arrive sur mon bureau pour signature et promulgation », avait déclaré Donald Trump durant sa campagne.

Le 45ème président des Etats-Unis ne cache pas non plus son opposition à la légalisation du mariage pour tous par la Cour suprême en juin 2015. Il avait d’ailleurs promis d’abroger la loi une fois élu. Dans une déclaration pour le moins contradictoire, il indiquait :

Il ne peut y avoir de discrimination envers les gays. Je suis contre le mariage gay.

Pour ce faire, Donald Trump envisage de nommer des juges conservateurs à la Cour suprême :

Si j’étais élu, je serais déterminé à nommer d’autres juges qui pourraient faire bouger les choses, bien qu’il reste un long chemin à parcourir.

Ses contradictions sur les questions LGBT et son peu d’inclinaison pour l’égalité des droits ne datent pas d’aujourd’hui puisqu’en 1999, Donald Trump affirmait :

Un traitement égalitaire des personnes LGBT ? C’est une chose à laquelle je n’ai pas vraiment réfléchi.

Il semblerait que 17 ans plus tard, sa réflexion n’ait toujours pas aboutie et que Donald Trump ne fasse que peu de cas des discriminations et des violences dont sont encore victimes de nombreux américains LGBT.

Il en va de même avec les femmes. Donald Trump s’est de nombreuses fois illustré durant sa campagne par sa misogynie, et un enregistrement de 2005 dans lequel il incitait les hommes à agresser sexuellement les femmes en les « prenant par la chatte » a été révélé. La majorité de ses soutiens s’était alors désolidarisée de sa campagne, et une grande partie des médias avait mis en garde contre le danger d’élire un homme qui se permettait des propos aussi orduriers sur les femmes. En 1992, il déclarait dans un magazine new-yorkais :

Il faut les traiter comme de la merde.

 

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