Jérémy :
Beaux Mecs

Jérémy : "Avant d'être mannequin je voulais être capitaine, comme dans La Croisière s'amuse"


Mais qui se cache derrière les vignettes carrées d’Instagram ? Aujourd’hui, on vous présente Jérémy, mannequin en devenir, dessinateur accompli et poète malgré lui.

 

 

Quand on part à la rencontre de nos Instaguys, ils sont le reflet de la diversité qui nous entoure. Certains sont timides quand d’autres sont enjoués. Certains sont loquaces quand d’autres sont taiseux. Certains ne mettent que leur personne en avant quand d’autres aiment à partager diverses aspects de leur vie.

Quand je reçois la réponse de Jérémy, je me dis que ce jeune homme à beaucoup de choses à dire étant donnée la longueur du texte qu’il m’a fait suivre. Et puis, une fois que je me plonge dans la lecture de sa vie, je me surprends à trouver son écriture pleine de sincérité, de fantaisie, d’auto-dérision voire même d’un certain style. Ce faisant, je dévore ces quelques lignes d’une traite et me dis que j’ai passé quelques charmantes minutes en sa compagnie pourtant si lointaine. C’est pour vous restituer cette douce sensation que je vous livre aujourd’hui l’intégralité de ses jolies paroles, pleine d’une rêverie enfantine et d’une ambition qui donne du baume au cœur.

 

Mes parents m’ont appelé Jérémy. J’ai 24 ans et je suis originaire d’un petit village perdu de ma fière Bretagne. Je suis chauvin et j’assume ! Même si à terme j’aimerais conquérir le monde. J’ai d’abord voulu être astronaute, pilote d’avion, commandant de paquebot, que des métiers où l’on peut voyager car j’adore ça. Même en allant faire des courses, je voyage.

J’ai d’abord fais des études dans la Marine Marchande. Pour devenir commandant sur des bateaux à passagers (oui, comme dans La Croisière s’amuse). Mais avant tout pour être sur l’élément que je préfère : la mer. Je suis fasciné par cette beauté bleue qui compose l’une de mes plus belles passions, être sous l’eau cristalline et parfois noire abyssale. J’adore plonger sans avoir rien d’autre autour que le silence de cet immense vide impressionnant. Ne plus entendre la cacophonie humaine.

En ce qui concerne mon futur métier, il ne sera pas dans la continuité de ma voie d’origine. Depuis quelques mois, j’ai découvert la vie parisienne et des petits anges m’ont lancé sur la voie du mannequinat. Grâce à eux, j’ai pu franchir la porte des agences et j’ai pris goût à l’objectif après la représentation de plusieurs marques françaises. À vrai dire, ça m’avait toujours plus ou moins trotté dans la tête et j’aimerais aller encore plus loin avec, pourquoi pas, des campagnes pour des marques internationales.

 

En parallèle, j’ai ensuite eu envie de donner vie à mon image et je découvre peu à peu mon acteur intérieur en arpentant les tournages. Tout d’abord en tant que figurant pour des séries françaises, puis en tant que silhouette, puis dans des petits rôles. Et pourquoi pas un jour, gravir les marches de Cannes. Quoi ? On a le droit de rêver ! En attendant, je prends mon pied en donnant vie à des personnages et en explorant les côtés de mon âme qui me sont encore inconnus. Je crois que j’ai trouvé une voie polyvalente et qui me plait, où je peux à terme exercer deux choses liées à l’art.

J’adore l’art et je suis sensible à la beauté des choses. Un réel épicurien profondément vivant qui aime découvrir, rencontrer et voyager aussi bien dans l’esprit que dans la réalité, je crois qu’on l’a compris. Je dessine beaucoup depuis ma tendre enfance. Et depuis quelques années je m’évertue à essayer de donner vie à mes œuvres en les amenant au plus proche de la réalité, en espérant qu’un jour leur cœur se mette à battre. À ce jour, j’ai dessiné beaucoup de mannequins et d’acteurs. Avant même de me lancer dans ces domaines. Coïncidence ? Je ne crois pas.

 

Pour passer le temps, j’adore écrire des petites textes absurdes et manier les mots pour agrémenter les photos et dessins que je poste sur les réseaux. Ça met en exergue mon côté fou et m’aide à oublier le côté trop sérieux de ce monde. J’adore la folie et l’anormalité. Ne pas faire comme tout le monde dès que je peux. Et tant mieux car je crois que pour mener la vie que je veux, il faut être complètement dingue et savoir se différencier. Pour résumer, je dirais que je suis un extra-terrestre. Pas de Mars ou de Vénus mais de ma propre planète.

J’utilise Instagram pour poster des photos de ma petite vie de mannequin, comédien, artiste, rêveur et voyageur. C’est moins exigeant qu’un blog. Ça me sert de boite à souvenirs et en même temps c’est comme écrire un livre en plus simple et imagé. Ça extériorise. Je ne crois pas que ça soit par narcissisme mais plutôt par fierté et aussi car c’est en vogue d’exposer des morceaux de soi sur Internet, ça me rend un peu comme les autres finalement et peut-être que ça me rassure. En tout cas, à chaque fois qu’une nouvelle personne me suit, je suis content de voir que mon monde et mes souvenirs intéressent. Alors je continuerais, n’en déplaisent aux anti-conformistes.

 

Retrouvez toute l’actualité de Jérémy Alan Louis sur son compte Instagram.

 

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« Make America Gay Again » : au sommaire du magazine TÊTU n°214

 

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