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Rapport de l’Ilga sur l’homophobie d’État : 70 pays criminalisent encore l’homosexualité

L'Association Internationale des personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans et Intersexes (Ilga) a publié la 13e édition de sa publication, l'Homophobie d'État. Ce rapport compile des données dans tous les pays du monde sur les lois qui affectent les personnes en fonction de leur orientation sexuelle.

Du chemin reste à parcourir. Pour la 13ème année consécutive, l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans' et intersexes (Ilga), rend son rapport sur l'homophobie d'État dans le monde. Et les résultats sont en demi-teinte. Certes, des progrès ont été faits. Mais "ils s'accompagnent de revers", selon le rapport.

"En mars 2019, 70 États continuent de criminaliser les activités consensuelles entre personnes du même sexe. Dans 44 de ces États, la loi s'applique aux personnes sans distinction de genre", note Lucas Ramón Mendos, avocat et auteur du rapport.

"Du travail reste à faire"

Actuellement, six États membres de l'Organisation des Nations Unies (ONU) imposent la peine de mort pour les actes sexuels consensuels entre personnes du même sexe. Dans cinq autres États, une telle peine est techniquement possible. Et dans 26 autres pays, la peine maximale peut varier de 10 ans à l'emprisonnement à vie.

Pour André du Plessis, directeur exécutif de l'Ilga, le "continuum des lois" qui se situait avant entre "la peine de mort jusqu'à l'égalité dans le mariage" a changé. "Cette année, le top de l'échelle se situe dans les endroits qui garantissent une protection constitutionnelle contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle." Au total, neuf pays mentionnent explicitement l'orientation sexuelle comme étant protégée contre la discrimination dans leur constitution.

"Cela montre l'ampleur des changements qui se produisent réellement dans le monde, avec une protection croissante dans toutes les régions, même si un simple coup d'œil à ces cartes suffit pour constater combien d'États privent nos communautés de leurs droits, et combien de travail reste à faire."

Plus de lois protectrices

Les législations qui protègent les personnes LGBT+ se sont accrues ces dernières années, "même si le rythme est plus lent" qu'espéré, indique le rapport. Par exemple, trois États membres de l'ONU interdisent les thérapies de conversion.

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Par ailleurs, les protections contre les discriminations dans l'accès à l'emploi sont une réalité dans 38% des pays. Enfin, depuis 2017, quatre États ont légalisé le mariage pour tou.te.s.

Crédit photo : AFP PHOTO / Daniel MIHAILESCU. 


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