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Complexé par ma calvitie, j’ai sauté le pas de la greffe de cheveux

MA STORY. Certains trouvent la calvitie très sexy. Mais parfois, pour ceux qui la vivent, elle peut-être un vrai problème. C'est le cas de Marceau*, qui nous avait déjà raconté son pire rencard Grindr. Cette fois, il nous raconte le traumatisme de la chute des cheveux. Et sa greffe, en Turquie.

Dans cette rubrique, vous pouvez raconter une histoire ou une anecdote de votre vie queer, de votre expérience de la masculinité ou de la féminité, ou de votre vie sentimentale ou sexuelle, qui vous a marqué pour le meilleur ou pour le pire. Pour cela envoyez nous vos textes par ici !

Dans les cheveux, on décèle l'identité. L’ADN. Le patrimoine génétique. Dans une mèche, on lit les six derniers mois de consommation. Parce que le cheveu confesse tout. Les nourritures, les substances, les blessures. Les traces de plomb et d'arsénique retrouvées dans les corps de Beethoven et Napoléon. Le cheveu trahit. Voilà pourquoi le chauve enfile un chapeau et le ravisseur une cagoule. Le cheveu révèle toujours qui on est.

Quand je découvre ma chute de cheveux, j’ai 22 ans. C’est un âge intense. A l’époque, mes cheveux sont bruns clairs. Ils ont foncé, année après année, sans me consulter. Au début
de cette histoire, je suis étudiant. J’apprends le droit, les lois, je dis aimer ça mais comme beaucoup, je fais semblant. Moi ce que je préfère, c’est marcher, grandir, jouer l’homme pressé et à mon image, mes cheveux me ressemblent. Je les colle en arrière, sur le côté, une raie quelque part, ou alors je laisse facilement une mèche me fissurer le visage façon barbelés. En somme, mes cheveux peuvent faire ce qu’ils veulent parce que je les pense éternels.

Alopécie androgénétique

Tout cesse un matin. Un matin, devant le miroir, quand, pour la première fois, je m’aperçois d’une forme claire sur le dessus du crâne. Une ombre qui rôde. Un endroit fantôme, qui murmure que quelque chose en moi s’interrompt à jamais. Très vite, je pars consulter un dermatologue. Dans une bâtisse lyonnaise, le type me reçoit, m’ausculte et son diagnostic ressemble à une condamnation ferme....


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