La GPA légalisée dans l’État de New York

Une proposition de loi pour légaliser et encadrer la GPA a été adoptée jeudi par les instances législatives de l’État de New York.

New York était un des derniers États américains à ne pas s’être prononcé sur la gestion pour autrui. Comme le raconte l’hebdomadaire new-yorkais Gay City News, une barrière est tombée. Jeudi 2 avril, en effet, les législateurs de l’État ont approuvé une proposition de loi comprenant une disposition déposée par le sénateur gay de l’État de Manhattan, Brad Hoylman, et la membre de l’Assemblée de Westchester, Amy Paulin, qui légalise définitivement la pratique.

https://twitter.com/ADFH_asso/status/1245958992821653504

À LIRE AUSSI : Enfants nés par GPA : quand la justice fait le job du législateur

« La campagne pour adopter une telle législation dans l’État a été contrecarrée l’année dernière par des préoccupations selon lesquelles les mères porteuses – ainsi que les donneuses – ne bénéficieraient pas d’une protection et de droits suffisants« , explique l’hebdomadaire. La proposition de loi, approuvée l’an dernière par la chambre haute, n’avait pas passé l’étape de la chambre brasse en raison de la réticence de plusieurs élues, notamment la démocrate lesbienne Deborah Glick, qui avait estimé auprès du New York qu’il s’agissait d’une « grossesse payante« , et avait indiqué qu’elle trouvait « cette marchandisation des femmes troublante« .

Protection des mères porteuses

La sénatrice de l’État de Manhattan Liz Krueger et la députée Didi Barrett des comtés de Dutchess et Columbia avaient proposé une fenêtre de huit jours pendant laquelle la mère porteuse et les futurs parents partageraient la responsabilité légale de l’enfant. Une disposition vivement critiquée par Holyman et Paulin et qui n’a finalement pas figuré dans la version du texte finalement adoptée. Les deux élus ont défendu leur proposition comme celle qui garantit les « protections les plus solides de la nation pour les mères porteuses« , en imposant notamment aux futurs parents la responsabilité de payer ses soins de santé, sa représentation légale et d’autres frais liés à la grossesse.

À LIRE AUSSI : GPA : à cause du coronavirus, ils ne pourront peut-être pas voir leur enfant naître

« Cette loi permettra aux familles d’éviter une grande partie de leur douleur en leur donnant la possibilité d’avoir une famille à New York et de ne pas voyager à travers le pays, encourant des coûts exorbitants simplement parce qu’ils veulent être parents« , a estimé Amy Paulin, interrogée par Gay City News. Le gouverneur de l’État de New York Andrew Cuomo était, en outre, un fervent partisan de la réforme.

 

Crédit photo : maisa_nyc/Flickr


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail