L’ONU appelle les États à protéger les personnes LGBT+ pendant le confinement

Les Nations unies alertent les États sur les problématiques spécifiques rencontrées par les personnes LGBT+ pendant le confinement, et propose des mesures pour les protéger.

Vendredi 17 avril, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a publié une note d’orientation pour appeler les États et autres parties prenantes des Nations unies à protéger leurs populations LGBT+ pendant la pandémie de Covid-19 et le confinement : « Les lesbiennes, les gays, les bisexuels, les trans et les intersexes (LGBTI) peuvent être particulièrement vulnérables pendant la pandémie de Covid-19. »

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L’organisme développe les problématiques spécifiques que peuvent rencontrer les personnes LGBT+ : « Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, y compris certaines personnes vivant avec le VIH/sida, courent un plus grand risque de Covid-19. Les sans-abri, une population qui comprend de nombreuses personnes LGBTI, sont moins en mesure de se protéger par l’éloignement physique et des pratiques d’hygiène sûres, augmentant leur exposition à la contagion. »

Violences domestiques

Le HCDH mentionne également des problèmes d’accès à santé, en particulier dans les pays où les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées, une recrudescence des discours de haine liant par exemple la pandémie à l’homosexualité, une plus grande exposition aux violences domestiques, à l’anxiété et à la dépression ou encore une précarité accrue pour certaines populations.

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Pour protéger la population LGBT+ durant la crise, l’agence des Nations unies propose une série de huit mesures. « Nous savons que les efforts pour lutter contre la pandémie ne fonctionneront que si les droits de chacun à la vie et à la santé sont protégés, a affirmé Michelle Bachelet, Haut-Commissaire et ancienne présidente du Chili, dans un communiqué. Pour les personnes LGBTI, cela signifie identifier et traiter les façons dont elles sont particulièrement vulnérables, veiller à ce qu’elles ne soient pas victimes de discriminations et trouver des solutions. Cela signifie également veiller à ce que leur voix soit entendue. »

 

Crédit photo : Suzanne Plunkett/Flickr


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