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Comment le mouvement Black Lives Matter ranime la flamme politique du voguing parisien

Si l'essor du voguing a amené dans les salles de danse une nouvelle génération moins politisée, le mouvement Black Lives Matter semble redonner aux balls toute leur portée militante antiraciste.

Le 2 juin dernier, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, la foule est immense. Les manifestant.e.s sont venus soutenir le mouvement Black Lives Matter et Assa Traoré, qui se bat contre les violences policières et pour que justice soit rendue à son frère Adama, décédé il y a quatre ans lors d’une interpellation. Parmi les dizaines de milliers de personnes présentes ce soir-là, quelques voguers, que l’on croise régulièrement dans les balls à Paris ou parfois dans le monde entier, sont venus crier leur colère. Ils et elles sont jeunes et pour certain.e.s, c’est même leur première manifestation. 

Kirani Ebony, tout juste 21 ans, fait partie de ceux-là. “Au début, je ne voulais pas y aller avec cette histoire de corona mais des amis m’ont persuadé qu’en tant que noir on se devait d’aller manifester.”, affirme-t-il à TÊTU. Baptême du feu également pour Vinii Revlon, Father de la House of Revlon en France [les Houses sont chapeautées par une Mother et un Father]. Pour lui, aller manifester était “vital”: “Je ne me serais pas senti bien si je n’étais pas allé à cette manifestation, sachant les risques que cela pouvait engendrer, vu que la police fait n’importe quoi maintenant”, explique-t-il. ...


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