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A Paris, deux bars gays ont été tagués de croix gammées

Le Banana Café et le Cox ont été recouverts de croix gammées cette semaine. Les propriétaires dénoncent des actes LGBTphobes.

Deux bars gays de Paris ont été tagués de croix gammées en une semaine. Le Banana café, proche du Marais, a été recouvert de trois croix le mardi 30 juin. C'est en arrivant sur les lieux que les employés ont vu ces inscriptions. "Le Banana était manifestement ciblé. Sur la vidéo-surveillance, on voit trois personnes mettre une cagoule à proximité du bar, deux surveillent pendant que le troisième tague", explique Dimitri Morvan, assistant de direction du bar. Les faits se sont déroulés en plein après-midi, à 14 heures 25, et ont duré à peine quelques dizaines de secondes. "On les voit ensuite repartir en courant. La foule est choquée notamment en voyant ces garçons en cagoule courir... Après les attentats, certains ont dû penser à une bombe", témoigne le salarié du bar encore choqué du message inscrit sur son établissement.

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"C'est abject. Ces personnes nous visaient manifestement, ce n'est pas pas hasard qu'ils soient venus devant le Banana", explique-t-il. Depuis, une plainte a été déposée au commissariat, vendredi 3 juillet. Ce lundi matin, un autre bar a été visé. Le Cox a lui aussi été victime de ces tags. Trois croix gammées et deux croix celtiques ont été peintes. Mais le Cox a retrouvé sa couleur rouge habituelle avant même que les gérants ne soient réveillés. "La police a été avertie à 10 h 38 et à 11 heures 26, les tags avaient disparus", explique Boris Jamet-Fournier, conseiller de Paris d'astreinte ce week-end.

"La communauté LGBT+ est clairement ciblée"

Le conseiller de Paris note que le square qui jouxte le Cox rend hommage aux émeutes de Stonewall. "C'est un geste d'autant plus choquant qu'il vise un bar qui est un refuge pour la communauté LGBT+", dit-il avant de se demander si ces actes n'ont pas été téléguidés. Frédéric Hervé, le propriétaire du Cox annonce qu'il déposera plainte. "C'est une honte. Après le Banana, le Cox : la communauté LGBT+ est clairement ciblée par ces actes ignobles", s'indigne-t-il.

"Paris se doit d'être une ville inclusive. La police municipale que nous souhaitons mettre en place sera notamment formée à la LGBTphobie. Je suis reconnaissant des services de la ville qui ont retiré les tags du Cox avant même que les gérants ne soient informés de la dégradation", souligne Jean-Luc Romero-Michel, adjoint en charge de la lutte contre les discriminations. Après s'être rendu au Banana, il a prévu d'apporter son soutien au Cox à partir de 20 heures, accompagné de plusieurs élus.

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Crédit photo : Capture d'écran Twitter / @boris_tweets


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