Le prochain « Assassin’s Creed » comprendra une scène de sexe gay entre deux vikings

Dans une démarche toujours plus inclusive, le douzième opus de la franchise Assassin's Creed, Valhalla, permettra au joueur d'incarner un homme et d'en séduire un autre. Et même de faire l'amour avec lui.

La fin d'année 2020 sera plus queer pour les joueurs d'Assassin's Creed. Une récente vidéo de gameplay montre qu'une romance gay sera possible dans Valhalla, le prochain volet de la franchise, attendu pour le mois de novembre.

Le jeu vidéo estampillé Ubisoft proposera à ses utilisateurs d'incarner un homme, le viking tout-puissant Eivor, et de flirter avec un de ses compagnons guerriers. En résulte une scène caliente entre les deux, certes suggérée mais tout de même significative d'un réel progrès en matière de représentation LGBT+.

Tandis qu'il observe un sanglier assaisonné prêt à être dégusté, Eivor – le personnage jouable donc – se fait accoster par Broder, un barbu aux épaules larges. Après une tentative de drague, le joueur a le choix de demander au guerrier s'il veut coucher avec lui. "Ça, j'en ai envie, réplique Broder. Veux-tu bien me suivre ? Jusqu'à un endroit plus confortable ?". Les deux amants s'éloignent alors. À l'abri des regards, ils s'embrassent et s'étreignent alors que la caméra vire hors-champ. L'action reprend ensuite après leurs ébats. Rien d'explicite, à notre grand dam.

Une interactivité plus queer

"Il y a plusieurs personnages avec qui vous pouvez avoir une romance dans le jeu et vous pouvez les séduire tous qu'importe votre genre", assure Youssef Maguid, porte-parole d'Ubisoft, à IGN. En effet, tout comme l'opus précédent, le joueur pourra choisir d'interpréter un homme ou une femme tout au long de l'histoire. Rendant le champ des possibles encore plus étendu.

Les options de Valhalla prouvent qu'Ubisoft persévère dans sa démarche d'inclusivité, déjà bien entreprise dans le chapitre Odyssey"Si tu veux être une femme et séduire une femme, tu peux le faire, avançait la directrice narrative Melissa MacCoubrey à Stevivor. Si tu veux être un homme et séduire une femme, tu peux le faire. Si tu veux être un homme et séduire un homme et une femme, tu peux le faire. Nous concevons un jeu qui laisse le choix et c'est quelque chose qui importe beaucoup aux gens. Ça m'importe beaucoup. Et ça importe beaucoup à l'équipe".

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Avant ça, le fabricant français d'Assassin's Creed s'était contenté d'inclure des personnages non jouables appartenant à la communauté LGBT+. On peut évoquer Ned Wynert, un homme trans qui confiait beaucoup de quêtes au joueur dans le volet Syndicate paru en 2015. Encore plus tôt, en 2010, Brotherhood incluait une version fictive de l'artiste Léonard de Vinci. Il déclarait alors en une ligne de dialogue "ne pas être intéressé par les filles".

Remous internes

Certes, les innovations narratives d'Ubisoft font plaisir à voir. Mais en interne, l'entreprise, actuellement dans la tourmente, va devoir appliquer en interne ses ambitions progressistes. En effet, le géant français du jeu vidéo est accusé d'abriter en son sein une culture toxique de travail mêlant harcèlement sexiste et sexuel. Le journal Le Monde rapporte que l'entreprise vient de se séparer de plusieurs cadres mis en cause dans ce qu'il faut désormais appeler "le scandale Ubisoft".

Crédit photo : Ubisoft


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