Abo

couplesTrop commerciale ou indispensable, faut-il fêter la Saint-Valentin ?

Par Nicolas Scheffer le 12/02/2021
Saint-Valentin

Les avis sont partagés sur la Saint-Valentin. Faut-il faire un petit cadeau ? Un gros ? Fêter l'amour toutes les semaines ? On a demandé à nos lecteurs ce qu'ils pensaient de la Saint-Valentin.

Faut-il fêter le 14 février ? Certains sont catégoriques : cette fête est trop commerciale, elle pousse les couples à la consommation. D'autres ne se passeraient pour rien au monde ce petit moment à deux. Gros cadeau ou petite attention, cette année, sans restaurant, la Saint-Valentin sera peut-être moins festive. Mais pour certains couples, elle est d'autant plus nécessaire que nous sommes happés dans un environnement covidé. Bulle d'air ou passage obligé, ces couples nous racontent ce qu'ils vont faire.

Cédric, 42 ans, La Ciotat : "Je suis de ceux qui proposent de ne rien faire et qui espèrent une grosse surprise"

Cédric ne pourra pas fêter la Saint-Valentin avec son chéri cette année. "Cela fait 18 ans qu'on est habitué à la fêter, c'est un peu dommage", regrette-t-il. Pour lui, le 14 février, c'est "un moment un peu particulier", "plein de mignonnerie" ou "un beau moment de partage avec mon chéri".

La famille s'est agrandie il y a deux ans. Alors, entre les couches, les biberons et les pleurs, la Saint-Valentin aurait été l'occasion de souffler un peu des obligations parentales. "C'est difficile de ne pas s'installer dans une routine de famille. La Saint-Valentin, c'est une occasion de sortir du quotidien pour déplacer, le temps d'une journée, l'attention vers l'autre et casser la monotonie", assure Cédric.

À LIRE AUSSI : Sept conseils aux célibataires pour survivre à la Saint-Valentin

Mais justement, cette année, impossible : Stephan travaille ce week-end et a une très grosse échéance le lundi. Cédric en a donc profité pour laisser son mari tranquille et aller voir les grands-parents à Lyon. "Je lui laisserai quand même un petit mot, une attention, pour montrer que je tiens à lui", souffle-t-il. Il espère que son chéri fera de même : "même si on a dit que cette année, on ne ferait rien, j'espère secrètement qu'il me fera une belle surprise".

Mathilde, 26 ans, Paris : "C'est kitsch, mais amusant"

Mathilde et sa compagne ne sont pas fans des roses. "Je voudrais lui offrir un bouquet de fleurs, mais surtout pas des roses. C'est trop cliché !", souffle la pédopsychiatre en couple avec sa copine depuis un an et demi. À quelques jours de l'échéance, Mathilde ne sait toujours pas encore ce qu'elle va offrir pour accompagner son bouquet. "C'est kitsch de placer une date dans le calendrier, mais amusant".

À LIRE AUSSI : « Feel Good » est la comédie queer que les lesbiennes attendaient

Ce qui est sûr, c'est qu'elle passeront une soirée de rêve. Elles ont réservé une chambre dans un hôtel de luxe de la place Vendôme à Paris. "Avec notre métier, on ne peut pas partir. Aller dans un hôtel, c'est un moyen de faire comme si on allait en week-end. Ce dimanche soir, un chef propose un repas de rêve dans un cadre idyllique", en salive déjà Mathilde.

Surtout, pour elles, passer un moment toutes les deux, leur permet de couper avec la lassitude du quotidien. "D'habitude, on ne fête pas la Saint-Valentin, mais cette année, il fallait qu'on le fasse, on a besoin de faire un petit break. Certes, on passe tout notre temps ensemble, mais ce n'est pas toujours un moment détendu", souffle-t-elle.

Jérôme, 43 ans, Wasquehal : "Je ne manquerais la Saint-Valentin pour rien au monde"

Jérôme a de la chance, il a reçu un bouquet de fleur avec quelques jours d'avance sur la Saint-Valentin. "D'habitude, quand on va voir la belle-famille, Vincent prend le premier bouquet qu'il trouve chez la fleuriste. Là, je sais qu'il a emmerdé la vendeuse pour avoir le bouquet parfait avec les plus belles fleurs du magasin", s'amuse-t-il.

Pour lui, hors de question de manquer une Saint-Valentin. Lorsqu'il était en couple avec une femme, il détestait cette fête car il trouvait que c'est un passage obligé. Depuis il est avec Vincent, et porté par l'amour fou, il le fête tous les ans avec bonheur. "Maintenant, je ne manquerais la Saint-Valentin pour rien au monde".

À LIRE AUSSI : Les hommes gays sont-ils addicts au porno ?

Selon lui, cela enverrait un mauvais signal sur la solidité du couple. "C'est important d'avoir des attentions pour l'un pour l'autre. Autant, il peut louper mon anniversaire, mais pas la fête du couple !". Les restaurants sont fermés, mais pas question de manquer une occasion d'un bon repas. Ce 14 février, Jérôme se mettra derrière les fourneaux. "Je sais qu'il adore le foie gras. Heureusement, il n'a pas vu le bocal qui est caché dans le placard à produits ménagers !"

Bertrand, 37 ans, Rennes : "Mon mec trouve ça gnangnan"

Pas de Saint-Valentin pour Bertrand. "Figure toi que mon mec trouve ça gnangnan !", lâche-t-il un peu dépité par SMS. Le père du jeune Corentin aimerait bien pouvoir passer un moment privilégié avec son mari. Exit Saint-Valentin, mais aussi Venise, la capitale de l'amour. "Trop cucul !", pour son partenaire, Massimo

"Mes rêves romantiques se fracassent sur un mur d'incompréhension", ironise-t-il. Plus sérieusement, il reconnaît que son compagnon le gâte régulièrement et qu'il n'a pas besoin d'un jour en particulier.

À LIRE AUSSI : Pour la Saint-Valentin, cette cheffe a inventé un dessert qui prône l’amour pour tous

Massimo lui rappelle tout de même que "quand nous étions jeunes" il lui a préparé une Saint-Valentin... originale sur le thème de la Saint-Valentin. À savoir, "des bougies dans la chambre. De la pénombre. Une grande marmite sur le lit et un cadeau dedans", raconte Massimo. La suite n'appartient qu'à eux.

 

Crédit : Shutterstock