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A Hollywood, les personnes trans et non-binaires font toujours de la figuration

L'association GLAAD a publié son neuvième indice de responsabilité des studios hollywoodiens, évaluant la représentation de la communauté LGBTQI+ dans les films de huit grandes sociétés de production. Si quelques progrès sont à relever, ce n'est toujours pas ça du côté de la représentation transgenre et non-binaire.

Une amélioration, certes, mais relative. C’est à cette conclusion qu’est arrivée l’analyse dévoilée par l’association GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation), après avoir examiné les 44 films produits par huit grands studios hollywoodiens en 2020 : Lionsgate, Paramount Pictures, Sony Pictures, Walt Disney Studios, Warner Bros, Universal Pictures, United Artists Releasing et STX Films. Une étude qui tranche avec celles des années précédentes en raison de la faible proportion de films qui ont pu voir le jour en 2020 - conséquence de la crise sanitaire -, et qu’il faut donc prendre avec des pincettes.

Plus de personnages féminins LGBT+

Sur les 44 films étudiés, GLAAD a ainsi découvert que seulement dix (soit 22,7%) d’entre eux contenaient des personnages LGBTQI+. Figurent ainsi Like a boss, The Broken Hearts Gallery, Fantasy Island, Birds of Prey, Valley Girl, Freaky ou encore The New Mutants. Si le chiffre peut sembler faible, il témoigne cependant d’une augmentation de 4,1% par rapport à l’année passée, alors qu’il était question de 22 films sur 118. 

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Autre point soulevé par l’association : pour la première fois de l’histoire des huit studios en question, les personnages queers féminins ont été plus nombreux que les hommes (onze femmes contre neuf hommes, formant donc un total de 20 personnages LGBTQI+ sur les 44 films étudiés en 2020).

Cet aspect qui va de pair avec la hausse de la représentation lesbienne dans les dix films en question : la moitié contenaient ainsi un personnage lesbien (contre 36% en 2019), alors que la représentation des hommes gays baisse légèrement (60% contre 68% l’année passée). Enfin, un seul film a représenté un personnage bisexuel. 

Une augmentation de la diversité raciale des personnages LGBT+

En ce qui concerne la diversité raciale des personnages LGBTQI+ représentés dans les films d’Hollywood, une légère augmentation de 6% a pu être observée par l’association GLAAD. Ainsi, sur les 20 personnages queers recensés, huit d’entre eux (soit 40%) étaient non-blancs : 3 représentaient les insulaires d’Asie-Pacifique, deux étaient noirs, deux étaient latinos et un était amérindien. Une amélioration toujours en deçà de l’année 2017, durant laquelle le record de 57% de personnages non-blancs a été atteint.  

Mais aucun personnage transgenre, non-binaire, porteur du VIH ou de handicap

Encore une fois, des minorités restent invisibilisées et sous-représentées dans les films. La GLAAD ne compte ainsi aucun personnage queer porteur du VIH ou de handicap dans son rapport pour l'année 2020. De toutes les études réalisées, un seul personnage LGBQTI+ en situation de handicap a été recensé, en 2019. Une absence de représentation que l'on retrouve également dans la communauté transgenre et non-binaire.

Sarah Kate Ellis, présidente et directrice de l'association GLAAD, a par ailleurs déclaré espérer une rapide accélération de "l'acceptation des histoires LGBT", ainsi qu'une innovation et un investissement "dans les talents et les histoires queer et trans que le public est impatient de regarder". Et d'ajouter : "Hollywood et le business de la narration doivent être plus agiles, plus créatifs, plus ouverts que jamais".


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